Bannière Noël Vegan

Noël Vegan

  • Article du Dimanche 29 novembre 2015

partager cet article du blog de L214

couverture du livre Noël vegan, de Marie Laforêt Vous vous demandez depuis quelque temps si on ne pourrait pas fêter Noël autrement ? Vous trouvez difficile de concilier pendant les fêtes plaisir d'être ensemble et tristesse de voir tous ces animaux sacrifiés ? Si oui, le dernier livre de Marie Laforêt, Noël Vegan, sera pour vous comme pour nous un cadeau somptueux. Feuilleter ces pages rappelle qu'il n'est nul besoin de tuer des animaux pour se régaler, et, comme l’écrit justement Marie Laforêt, que Noël peut être « une fête où l'on célébrerait des idées et valeurs qui nous tiennent à cœur, comme la justice et la compassion ».

Si vous voulez revisiter les classiques, rien ne manque : tarama végétal, terrine façon foie gras, bouchées royales aux marrons, bûche glacée agrumes et meringues… À côté de ces valeurs sûres, le livre regorge d'idées pour renouveler cette fête traditionnelle ; patates douces farcies au tempeh fumé, cannelloni butternut-kale-ricotta … à vous d'oser ces nouveaux délices !

 

Que vous soyez novice ou cuisinier expérimenté, vous trouverez votre bonheur, les recettes simples côtoyant celles qui nécessitent une certaine dextérité. Cerise sur le gâteau, Marie Laforêt vous fera découvrir LA dernière technique culinaire végane, à la portée de tous : l'eau de pois chiche en neige !
Amateurs de traditions ou férus de nouveautés, cet ouvrage aura pour vous la saveur d'un paquet dérobé à l'avance sous le sapin… Un Noël vegan est un surtout un cadeau - le moindre des cadeaux - pour ceux qui partagent notre planète, les autres animaux.

Noël Vegan de Marie Laforêt est publié aux éditions La Plage. Il est disponible sur notre boutique en ligne.


Bannière À la française, la tradition façon vegan

partager cet article du blog de L214

Lorsque j’ai découvert ce livre, je n’en ai pas cru mes yeux : je tenais enfin LE livre qui revisite les plats de mon enfance version végétalienne et de façon quasi exhaustive !
Car même si j’adore la cuisine du monde et raffole de couscous, nems, samoussas, houmous, dhal, tacos et autres merveilles (préparées de façon vegan, bien sûr), quel bonheur de retrouver les saveurs de la choucroute garnie, de la blanquette, du cassoulet et du hachis parmentier ! Quel plaisir de se régaler de grands classiques, enfin exempts de souffrances – ici, point de veau mariné, de bœuf haché menu, de cochon sacrifié, mais des protéines de soja texturées (PST), du tofu, du seitan et du tempeh frits, mijotés et mitonnés.
Et, (encore plus fort) quelle surprise de découvrir que je pouvais aimer certains plats autrefois honnis, comme le “bœuf” bourguignon, les “escargots” ou le “navarin” – la version végétalienne me semblant infiniment plus appétissante et étant, surtout, plus douce avec les animaux !

 

Bourguignon vegan de Sébastien Kardinal

 

Alors, je dis merci, merci à Sébastien Kardinal d’avoir osé, et aussi d’avoir partagé, la flammekueche au tofu fumé, la basquaise aux PST, le foie gras sans torture et les spaetzle sans œufs. Les ingrédients de base de ces recettes sont simples, et Sébastien Kardinal agrémente chaque recette d’un “petit plus” bienvenu, portant par exemple sur la variété de pommes de terre à choisir ou la façon de servir le plat. Outre ses trois catégories principales (entrées, plats et garniture), l’auteur nous offre également ses conseils pour choisir les vins d’accompagnement, remplacer la viande et la crèmerie , découper les légumes (si, si, c’est important), et nous explique comment faire son bouillon et son seitan. Même les photos sont belles et appétissantes.
Je parie que À la française, la tradition façon vegan va vite devenir un incontournable de bien des cuistots, amateurs et professionnels.

Clem

Sébastien Kardinal, À la française, la tradition façon vegan, éditions L'Age d'Homme, 2015. 122 pages. 19€ sur la boutique de L214.


Bannière Ma vie avec 16 dindons sauvages

Ma vie avec 16 dindons sauvages

  • Article du Lundi 23 novembre 2015

partager cet article du blog de L214

Tout récemment, j’ai regardé par hasard le film Ma vie avec 16 dindons sauvages, qui passait sur Arte, et ce film m’a vraiment interpellée : il retrace l’aventure extraordinaire de Joe Hutto, un écrivain passionné par la vie sauvage, qui a passé une année entière en immersion dans une famille de dindons, en immersion d’autant plus totale qu’il a pris la place de leur mère.

L’humain, un dindon comme les autres ?

Cette aventure a commencé de façon totalement inattendue, le jour où un fermier voisin a déposé devant la maison de Joe un panier plein d’œufs de dindons sauvages : la nichée avait été découverte lors d’une opération agricole (l’histoire ne nous apprend pas si la mère a été tuée, si elle avait disparu ou autre). Joe s’est précipité chez un ami emprunter une couveuse électrique, car il avait sa petite idée.
Konrad Lorenz (le père de l'éthologie moderne), a en effet découvert au début du XIXe siècle le phénomène de l'imprégnation : en gros, lors de l’éclosion et pendant une période très brève, certaines espèces d'oiseaux « s'associent » à la première chose qu'ils voient, qui bouge et qui émet un bruit. En temps normal, il s’agit bien sûr d’une femelle de leur espèce (leur mère), mais si c'est par exemple un humain, l’oisillon identifiera ce dernier comme étant sa mère.

Face à ces œufs abandonnés, Joe Hutto a décidé de tenter de remplacer la mère absente.
Il a commencé par communiquer avec les œufs : il a émis des petits cris de maman dindon, et les œufs lui ont répondu ! Plus tard, lors de l’éclosion, les mêmes petits cris ont rassurés les oisillons qui, mouillés et tremblants, se sont alors dirigés vers lui et l’ont identifié comme leur mère : le processus d’imprégnation fonctionnait.
S’en est suivi une année incroyable et intense, où Joe a vécu coupé du monde et a passé tout son temps dans sa maison perdue dans une magnifique forêt de Floride à s’occuper de « ses enfants ».
Au-delà de ce qu’il voulait être une sorte d’expérience, il s’est énormément attaché à eux, notamment à l’affectueuse Sweet Pea et à l’intrépide Turkey Boy, chacun des 16 oiseaux affirmant très jeune son tempérament. L’engagement au quotidien de Joe, qui a partagé avec une patience infinie chaque instant d’une année entière avec les oiseaux, lui a aussi permis de découvrir l’étonnante complexité de leurs comportements et de décoder une partie de leur langage : outre les divers appels de contacts, certains cris alertent sur la présence d’un serpent rôdant alentour (et le cri donne une indication sur l’espèce du serpent et sa dangerosité), d’autres signalent un rapace haut dans le ciel, etc.

Une reconstitution qui questionne

 

Joe a raconté cette aventure extraordinairement touchante dans un livre, Illumination in the Flatwoods, dont le film s’inspire.

Pendant toute l’année passée avec « sa famille » dindons, Joe n’a pour ainsi dire pas vu d’humains, et bien sûr personne n’a pris d’images. Le film est donc une reconstitution, où tout laisse supposer que le même processus a été reproduit : œufs placés en couveuse et imprégnation des petits - mais cette fois les œufs avaient été enlevés à leur mère. Au-delà des images magnifiques et souvent très touchantes, au-delà de l’incroyable fusion entre cet homme et ces oiseaux, je n’ai pu m’empêcher de me poser mille questions sur le tournage. Ont-ils réellement fait dévorer un dindonneau vivant par un serpent, ou était-il déjà mort ? Et ce serpent, avait-il été capturé ? Les corps des deux oiseaux morts étaient-ils réels, si oui, avaient-ils été tués pour les besoins du film, ou bien s’agit-il de corps de dindons morts en élevage ? Et comment a pu être reconstituée la scène de l’attaque de Joe par Turkey Boy (ou plutôt, par l’oiseau qui le remplaçait) ? Avaient-ils lancé un oiseau sur Joe ?
Autant de questions qui rappellent que dans bien des films animaliers les animaux sont souvent plus ou moins considérés comme des produits utilisables au gré des besoins du tournage, souvent au prix de stress, de contraintes, voire de violences, ou même de leur vie. Le désir de réaliser un film, aussi exceptionnel soit-il, ne devrait jamais justifier de tels actes.
Dans une interview, Joe indique simplement que tous les animaux du film (à l’exception de deux serpents) sont des animaux sauvages.
Gageons que ce film, malgré toutes ses limites, permettra à bien des spectateurs de comprendre que « les émotions ne sont pas le propre de l’homme », et que joie, jeu, tristesse et affection sont aussi ressentis par des animaux aussi dévalorisés que les dindons, qui s’avèrent être des oiseaux intelligents et pleins de joie de vivre.

Domestiqués, apprivoisés ou sauvages, mais tous également sentients

Dans son récit, Joe souligne parfois que les dindons sauvages et les dindons domestiques sont différents, un peu comme les loups et les chiens peuvent l’être. À vrai dire, et je me trompe peut-être, mais je n’ai pas ressenti cette réflexion comme étant très positive de sa part.
En domestiquant les animaux, nous avons modifié leurs corps, parfois leurs comportements, et ce de façon accélérée depuis les progrès génétiques des années 1960.
Par exemple, les poulets de chair à croissance rapide sont sélectionnés pour produire le maximum de chair le plus vite possible. La conséquence, c’est que leurs pattes, leur cœur, leur squelette et leurs poumons ne suivent pas la croissance accélérée de leurs muscles, et qu’ils ne peuvent pas dépasser l’âge de quelques mois, leur morphologie ne le permet plus. Dans les élevages, ils sont tués vers leur 40e jour, et beaucoup meurent avant.
Mais chacun des 700 millions de poulets de chair élevés et tués chaque année en France est un être sensible qui ne demande qu’à vivre, et chaque animal, domestique, apprivoisé ou sauvage, a une vie mentale intense et des émotions que nous devrions prendre en compte.

Dans les élevages, on fait naître les animaux par millions pour les manger, leur existence se limite à la cage, au hangar ou à la micro parcelle de leur élevage, et ils sont souvent tués très jeunes, à quelques mois.

De quel droit les privons-nous de leur vie ?
Non seulement nous la leur prenons en les tuant, mais aussi nous la leur volons en ne leur “offrant” au mieux que de l’ennui, le plus souvent assorti d’une multitude des souffrances : mutilations, séparations (comme le sont nombre de mères et de leurs petits), torture (songeons au gavage), douleurs physiques et psychiques liées à l’enfermement.

Lorsqu’il a placé en couveuse les œufs trouvés, puis qu’il a élevé les oisillons, Joe a donné à ces oiseaux une chance inespérée de vivre.
Mais une chose est certaine : en refusant de manger de la viande, nous épargnons des animaux. C’est sans doute moins sensationnel que de partager une année de sa vie avec des dindons sauvages, mais c’est très efficace pour sauver des vies.

Clem

Ma vie avec 16 dindons sauvages sur Arte
Rediffusion samedi 05.12.2015 à 16h40 et sur Arte +7 jusqu'au 25.11.2015

 


Bannière [pétition] Assignés en justice pour avoir révélé comment sont traités les cochons

partager cet article du blog de L214

[signer la pétition directement]

Leur procès aura lieu mardi prochain. Le 24 novembre, l’association belge Bite Back sera au tribunal, parce qu’elle a révélé, fin 2013, comment sont traités les cochons dans les élevages.

L’enquête montre le malheur des cochons dans les exploitations porcines. Sur les images, un porcelet suffoque, lentement écrasé par sa mère, qui est bloquée en stalle. Un autre se noie dans un réservoir d’eau. De nombreux cochons sont paralysés, respirent avec difficulté, souffrent de plaies ouvertes et d’ulcères douloureux. Tout cela sans espoir d’être secourus.  

Ces vidéos et photos ont été prises dans 9 élevages belges. Leurs propriétaires sont porte-parole de l’industrie porcine, ancien administrateur de la fédération de producteurs, gagnant du prix “Golden Pig”...

La réalité de la production de viande est à mille lieux des publicités. L’élevage est un calcul, et ce que vivent et ressentent les animaux n’a pas de place dans l’équation. Mais le dire et le montrer est une menace pour l'industrie.

Les éleveurs qui ont assigné Bite Back en justice l’accusent de dommage financier, d’atteinte à la réputation, de harcèlement et de calomnie, et exigent une compensation de plus de 70.000 euros, auxquels s’ajoutent chaque jour les frais de justice.  L’existence même de l’association est menacée.

Vous trouvez que c’est le monde à l’envers ? Pour vous aussi, défendre les animaux n’est PAS un crime ?

► Signez cette pétition de soutien en signe de solidarité. Cliquez ici et partagez la pétition au maximum. Merci.


Bannière Enquête dans un abattoir au Japon : signons la pétition

partager cet article du blog de L214

Notre amie Chihiro de l’association Animal Rights Center Japan nous écrit pour demander notre aide. Récemment, son association a enquêté sur l’activité d’un abattoir de vaches et cochons au Japon. Filmées de l’extérieur, les images sont très pénibles. Un salarié s’acharne sur les cochons en leur donnant de nombreuses décharges électriques. Un autre tord la queue d’une vache pétrifiée qui refuse de sortir du camion. Un cochon souffrant, incapable de tenir debout, est abandonné sur le quai, puis traîné par une patte à l’intérieur de l’abattoir. Privés d’eau, les cochons boivent leur urine.

Cette situation n’est pas particulière au Japon. C’est le sort des animaux qu’on tue pour leur viande dans le monde entier. Mais nous avons une chance de les aider.

Chihiro nous transmet la pétition de son association pour demander au Japon de mettre en oeuvre les normes minimales de l’Organisation mondiale de la santé animale. Cela poserait au moins certaines limites à ce que les abattoirs peuvent faire subir impunément aux animaux.

En solidarité avec les animaux, cliquez ici pour signer la pétition.

N'oublions pas : une façon simple d'aider les animaux est d'arrêter de les manger. Personne d'autre que nous ne peut rayer la souffrance de notre assiette. 

Decouvrez de nombreux sites de recettes vegan pour manger autrement.

 

 

 

 

 

 


Bannière Convoquée au tribunal pour avoir abreuvé des cochons assoiffés

partager cet article du blog de L214

article mis à jour le 24 août 2016

Anita Krajnc est investie dans la défense des animaux. Au sein d'un groupe appelé Toronto Pig Save, elle se rend régulièrement aux abords d'un abattoir situé près de Toronto, au Canada, pour participer à des rassemblements de "veille" pour les animaux. Elle mène ces actions pacifiques dans le but d'attirer l'attention sur le sort des milliers de cochons sacrifiés.

Le 22 juin 2015, une bétaillère s'arrête sur la route. À l'intérieur, il fait chaud et les cochons halètent. À travers les ouvertures du camion, Anita leur tend une bouteille d'eau pour les abreuver. Le conducteur s'approche et lui ordonne agressivement d'arrêter. Mais Anita refuse d'abandonner les cochons, et continue de leur témoigner un dernier geste d'attention avant leur départ pour l'abattoir.

 

Pour avoir donné à boire aux cochons, Anita s'est retrouvée accusée de méfaits qui pourraient lui coûter 6 mois de prison et 5000 $ d'amende. Son procès se tiendra les 24 et 25 août 2016. Selon Radio Canada, des experts en écologie, en agriculture, en nutrition et en médecine vétérinaire ainsi que des activistes seront aussi appelés à la barre des témoins.

 

 « Je suis accusée de méfaits pour avoir gêné "l’emploi, la jouissance ou l’exploitation légitime d’un bien". Mais à mes yeux, les cochons ne sont pas des biens. Ils sont des êtres à part entière.» - Anita Krajnc

 

« Dans la vie, nous avons le choix: si vous voyez quelqu'un souffrir, vous pouvez lui tourner le dos. Ou vous pouvez vous en approcher et essayer de l'aider. Je pense qu'il est de notre devoir de témoigner, et de venir en aide à ceux qui souffrent.»

En soutien à Anita, le hashtag ‪#‎CompassionIsNotACrime‬ a fleuri sur les réseaux sociaux.

La compassion n'est pas un crime. Un jour, grâce à des personnes comme Anita, nous ouvrirons les yeux sur un crime qui l'est vraiment, tellement immense et monstrueux que nous demanderons : comment fut-il possible de tuer des êtres sensibles pour le seul plaisir de manger leur chair ?

 

Vous pouvez rejoindre la page de Toronto Pig Save sur facebook.

photos: Anita Krajnc / Louise Jorgensen