Bannière Convoquée au tribunal pour avoir abreuvé des cochons assoiffés

Convoquée au tribunal pour avoir abreuvé des cochons assoiffés


partager cet article du blog de L214

article mis à jour le 24 août 2016

Anita Krajnc est investie dans la défense des animaux. Au sein d'un groupe appelé Toronto Pig Save, elle se rend régulièrement aux abords d'un abattoir situé près de Toronto, au Canada, pour participer à des rassemblements de "veille" pour les animaux. Elle mène ces actions pacifiques dans le but d'attirer l'attention sur le sort des milliers de cochons sacrifiés.

Le 22 juin 2015, une bétaillère s'arrête sur la route. À l'intérieur, il fait chaud et les cochons halètent. À travers les ouvertures du camion, Anita leur tend une bouteille d'eau pour les abreuver. Le conducteur s'approche et lui ordonne agressivement d'arrêter. Mais Anita refuse d'abandonner les cochons, et continue de leur témoigner un dernier geste d'attention avant leur départ pour l'abattoir.

 

Pour avoir donné à boire aux cochons, Anita s'est retrouvée accusée de méfaits qui pourraient lui coûter 6 mois de prison et 5000 $ d'amende. Son procès se tiendra les 24 et 25 août 2016. Selon Radio Canada, des experts en écologie, en agriculture, en nutrition et en médecine vétérinaire ainsi que des activistes seront aussi appelés à la barre des témoins.

 

 « Je suis accusée de méfaits pour avoir gêné "l’emploi, la jouissance ou l’exploitation légitime d’un bien". Mais à mes yeux, les cochons ne sont pas des biens. Ils sont des êtres à part entière.» - Anita Krajnc

 

« Dans la vie, nous avons le choix: si vous voyez quelqu'un souffrir, vous pouvez lui tourner le dos. Ou vous pouvez vous en approcher et essayer de l'aider. Je pense qu'il est de notre devoir de témoigner, et de venir en aide à ceux qui souffrent.»

En soutien à Anita, le hashtag ‪#‎CompassionIsNotACrime‬ a fleuri sur les réseaux sociaux.

La compassion n'est pas un crime. Un jour, grâce à des personnes comme Anita, nous ouvrirons les yeux sur un crime qui l'est vraiment, tellement immense et monstrueux que nous demanderons : comment fut-il possible de tuer des êtres sensibles pour le seul plaisir de manger leur chair ?

 

Vous pouvez rejoindre la page de Toronto Pig Save sur facebook.

photos: Anita Krajnc / Louise Jorgensen