Bannière Sodexo n’utilisera plus d’œufs de batterie, partout dans le monde

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Sodexo, leader mondial de la restauration hors domicile (qui fournit entreprises, universités ou encore hôpitaux), n’utilisera plus d’œufs de poules élevées en cage, en France et dans l’ensemble des pays où l’enseigne est présente, soit 80 pays dont la Chine, l'Inde ou la Russie.

Cet engagement fait suite aux sollicitations de l’Open Wing Alliance, coalition mondiale d’associations de défense des animaux dont L214 est le représentant en France, qui affiche l'objectif d’éliminer l’élevage en batterie des poules.

La mise en oeuvre de cette politique d’approvisionnement plus responsable sera entièrement achevée en 2025. Sodexo utilise chaque année 250 millions d’œufs coquilles (sans compter les œufs transformés), soit l’équivalent des oeufs pondus par plus de 850 000 poules en élevage.

L’engagement de Sodexo est un signal pour l’industrie agroalimentaire dans son ensemble. Reconnaitre la sensibilité des animaux, c'est tourner le dos à maltraitance animale de masse que constitue l’élevage en cage.

photo de poule

Des entreprises abandonnent les cages

L’annonce de Sodexo, première mondiale pour une multinationale française, s’inscrit dans le sillage d’un nombre croissant d’entreprises agroalimentaires internationales.

Les engagements pris par d’autres géants de l’alimentaire comme Barilla, Mars, Mondelēz International (Prince, Lu, Tuc, etc.), McDonald's ou encore Unilever (Ben & Jerry’s, Amora), mais aussi des enseignes françaises comme Monoprix ou Michel & Augustin, annoncent depuis quelques années la fin à venir de l'élevage en cage.

En France, diminution de l’élevage en cage

En France, la part des poules élevées en cage est passée de 96 % en 1990, à 68 % en 2014. 

Trente-deux millions de poules sont encore détenues en batterie en France. Ces conditions d’élevage impliquent de maintenir les poules enfermées dans des cages où la surface allouée à chaque oiseau ne dépasse pas celle d’une feuille de papier A4. De nombreuses études scientifiques ont mis en évidence les sévères privations comportementales et la souffrance des poules associées à ce mode d’élevage.

Super U, prochaine enseigne engagée ?

L214 appelle les entreprises agro-alimentaires françaises à prendre exemple sur Sodexo et à exclure les oeufs de poules en cage de leur politique d’approvisionnement. Après avoir convaincu Monoprix et Michel & Augustin, L214 remettra prochainement à l’enseigne Super U les signatures de 100 000 citoyens, un cap symbolique franchi le 21 juillet dernier sur son site www.cr-U-aute.com.


Ce que vous pouvez faire

Les poules en cages, en quoi leur vie diffère des poules en plein air ? Quels points communs entre tous les modes d'élevage ? Vous le découvrirez dans ce tableau de synthèse :

tableau codes oeufs mode d'élevage 0 1 2 3


Bannière Italie : la ville de Turin va promouvoir l'alimentation végétale

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“La promotion du régime vegan et végétarien dans la ville en tant qu’action fondamentale pour préserver l’environnement, la santé et les animaux.”

Cet engagement fait désormais partie des lignes directrices de la ville de Turin et apparaît dans le programme officiel de la municipalité pour les 5 années à venir.

Pour l’équipe municipale menée par la maire Chiara Appendino, il s’agit de prendre au sérieux l’impact environnemental de l’alimentation dont les conséquences ont été soulevées par l’ONU et la FAO.

Les autorités internationales reconnaissent en effet que l’élevage pèse pour 14,5% des émissions de gaz à effet de serre, soit plus que le secteur des transports. Un régime végétalien émet quant à lui 2,5 fois moins de gaz à effet de serre qu’un régime omnivore classique.

La consommation de viande est également responsable des conditions d’élevage intensives et de la mise à mort violente de plusieurs millions d’animaux chaque jour.
À Turin, la promotion d’une alimentation végétale figure donc logiquement aux côtés d’autres initiatives favorisant un mode de vie durable, comme la pratique du zéro déchet ou l’utilisation responsable des transports.

La ville de Turin compte déjà plus de 30 restaurants végétariens ou vegan.

 

restaurant Soul Kitchen à Turin

Illustration : un burger vegan au restaurant Soul Kitchen à Turin (photo Giorgio Violino)

 

source : Corriere Della Sera


Bannière L'altruisme efficace : aider humains et animaux le plus efficacement possible.

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Ce mardi 5 juillet a eu lieu à Paris la conférence de lancement de l’association Altruisme Efficace France, en présence notamment de Peter Singer (1) et de Hélène Giacobino (2).

Mais l’altruisme efficace, qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit d’aider les autres, tout en réfléchissant aux moyens les plus efficaces d’aider le plus d’individus possible. En adoptant une démarche scientifique et rationnelle, il est possible de mieux évaluer l’impact de nos actions sur le monde qui nous entoure.

 

Les animaux sont aussi concernés par l’altruisme efficace

 

Que la souffrance soit subie par des animaux plutôt que par des humains ne la rend pas moins importante. Comme l’explique Peter Singer, l’égalité de considération des intérêts doit s’appliquer indépendamment de l’âge, du sexe, de la race ou de l’espèce des individus. Évidemment, les intérêts des individus ne sont pas similaires en tout point : un cochon ne sera pas passionné par une conférence sur l’altruisme efficace, à la différence de certains humains. En revanche, tous les animaux, qu’ils soient humains ou non, ont un intérêt à ne pas souffrir. Que l’on soit un lapin, un enfant en bas-âge ou une femme trentenaire, nous souhaitons tous éviter la souffrance. Ne pas reconnaître l’importance de la souffrance d’un animal à l’égal de celle d’un humain serait faire preuve de spécisme. La question animale est donc à prendre en compte lorsqu’on réfléchit à l’altruisme efficace.

 

Les chiffres comptent

 

Chaque année, 60 milliards d’animaux terrestres et plus de 1 000 milliards d’animaux marins sont tués pour la consommation alimentaire humaine. La quantité de souffrance que cela représente est pour ainsi dire impossible à appréhender. À titre de comparaison, à chaque fois qu’un chien ou un chat est euthanasié dans un refuge, ce sont 2600 animaux d’élevage terrestres qui perdent la vie. Aux États-Unis, sur les 9,1 milliards d’animaux terrestres abattus par an, 8,6 milliards sont des poulets de chair. Et 139 millions de poulets meurent de faim, de soif, de blessures ou d’infections dans les élevages avant d’atteindre l’âge d’être tués. Le nombre de poulets qui meurent dans les élevages avant l'âge de 40 jours est 5 fois supérieur à tous les animaux tués ou euthanasiés dans les refuges, l’industrie de la fourrure et les laboratoires.

nombre de poulets morts en élevage comparé au nombre d'animaux tués pour la fourrure, la recherche, et dans les refuges

Source : countinganimals.com

Malgré ces chiffres accablants, les dons aux organisations de défense animale aux États-Unis sont dédiés à plus de 50% aux chiens et chats, alors que ceux-ci représentent moins de 1% des animaux en souffrance ou tués. La question des animaux utilisés et tués pour la consommation alimentaire est donc largement délaissée alors qu’elle devrait être centrale dans le combat contre la souffrance animale.

Le site Animal Charity Evaluator répertorie les associations de défense des animaux les plus efficaces, en étudiant précisément leur impact selon de nombreux critères. Par exemple, il a été calculé que chaque dollar donné à l’association Animal Equality permet à 13 animaux d’éviter les affres de l’élevage industriel !

poulet en élevage

photo creative commons / Iselin Linstad Hauge

Une réflexion individuelle complexe

Si les chiffres ont leur importance, on ne peut répondre aux nombreuses questions qui découlent de l’altruisme efficace par de simples additions. Bien d’autres paramètres sont à prendre en compte. À titre individuel, quels sont les moyens financiers, le temps, les compétences que l’on peut mettre en œuvre ? Comment éviter de soutenir des projets dont la réalisation est trop improbable ? Dans quel domaine pense-t-on pouvoir s’engager sans se décourager sur le long terme ? Chacun devrait chercher à répondre au mieux à ces questions.

Au delà de ces interrogations, le simple fait de s’alimenter de façon vegan au quotidien épargne de nombreux animaux, tout en nous laissant autant de temps pour agir efficacement contre la souffrance humaine ou animale. Le véganisme s’intègre ainsi parfaitement dans une démarche d’altruisme efficace, puisqu’il provoque des effets concrets pour un investissement de temps minime ou inexistant.

Notes :

(1) Peter Singer est considéré comme l’un des philosophes les plus influents de notre époque pour ses nombreux travaux en éthique appliquée. Il a notamment écrit La libération animale en 1976, qui est un des textes fondateurs du mouvement pour les droits des animaux. Sauver une vie : agir maintenant pour éradiquer la pauvreté en 2009 et The most good you can do en 2015 qui traitent tous deux d’altruisme efficace pour les humains.

(2) Après avoir travaillé 15 ans en tant qu’avocate, Hélène Giacobino s’engage en 2008 à l’association J-PAL et voyage à travers le monde pour faire la promotion des essais contrôlés randomisés qui permettent d’évaluer au mieux les effets des programmes des ONGs qui luttent contre la pauvreté.


Bannière Ma petite boucherie vegan

Ma petite boucherie vegan

  • Article du Vendredi 15 juillet 2016

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“J’aime trop la viande, jamais je ne pourrai m’en passer !”, telle est l’introduction de ce nouvel ouvrage dont l’intitulé parvient à concilier les mots “boucherie” et “vegan" sans la moindre goutte de sang à l’horizon ! Comment ne pas être interpellé par ce livre de recettes spéciales viandes végétales, qui vous permettra de surprendre plus d’un sceptique, soyez-en sûr !

En effet, le désormais incontournable auteur culinaire Sébastien Kardinal, accompagné de la non moins talentueuse photographe Laura VeganPower, signent là un petit bijou mêlant recettes délicieuses, astuces et humour.

Subtil mélange entre le simili-carné et le fait-maison, le dosage est parfait pour prendre plaisir à cuisiner et se régaler grâce à 25 expériences gustatives 100% végétales, et vous nous en direz des nouvelles !

couverture du livre Ma petite boucherie vegan

Brochettes, merguez, jambon et autres saucisses aux herbes composent une première partie charcuterie, suivie des grands classiques d’ici (terroir de la France) tels que le tartare, l’escalope à la moutarde, et des classiques d’autres contrées plus exotiques avec de délicieux barbecue ribs ou des golden nuggets. Sébastien Kardinal nous permet ainsi de (re)découvrir des saveurs plus ou moins familières pour faire le bonheur des aventuriers du hachoir pour végétaux ainsi que des cuisiniers plus traditionnels armés de leur simple couteau.

Ainsi donc, découpés, moulinés et émincés par leur armes favorites, tofu, tempeh, potéines de soja texturées se verront manipulés afin de prendre forme progressivement et d’éveiller nos papilles, accompagnés de moults légumineuses, céréales et épices.

À n’en pas douter, ce dernier livre de cuisine vegan des Éditions La Plage se doit de venir rejoindre ses congénères sur vos étagères de grimoires de recettes.

Paupiettes vegan  Sauté aux oignons vegan
Paupiettes vegan et Sauté aux oignons

Sébastien Kardinal, Ma petite boucherie vegan, Éditions La Plage, 2016, 70 pages. 9,95 € sur la boutique de L214.