Bannière Le loup qui préférait les carottes

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Petit Loup est un jeune loup qui déteste manger les animaux. Lui, il préfère les carottes ! Petit Loup nous entraîne alors dans une aventure au cours de laquelle il va faire de surprenantes rencontres et s’épanouir auprès de ses nouveaux amis…

Le loup qui préférait les carottes, d’Aurélie Valognes et Philippe Jalbert, est un magnifique album illustré. Ce livre jeunesse est rempli de beaux messages et nous invite à nous questionner sur notre rapport à l’alimentation et aux autres espèces.

Un petit loup qui fait le choix de ne pas manger de viande

Après une longue journée de chasse, une famille de loups se retrouve à table autour du butin de la journée. Mais ce soir, Petit Loup annonce à son père son dégoût pour la chair animale. Ce dernier ne comprend pas et lui affirme qu’il faut en manger car c’est ce qui se fait depuis des générations ! Pourtant, malgré l’insistance de Papa Loup, le jeune loup ne parvient pas à avaler le moindre morceau de viande.

Après ce repas, Petit Loup se sent seul et est toujours affamé. Son estomac grondant de faim, il décide d’aller dans la forêt la nuit pour trouver quelque chose à se mettre sous la dent. En marchant, il tombe sur un petit lapin blanc, avec lequel il va se lier d’amitié.

Un livre jeunesse engagé et pédagogique

Les auteurs évoquent de manière pédagogique le rapport que Petit Loup entretient à son alimentation : la chair animale lui répugne et il préfère manger des carottes. Petit Loup, en s’opposant à son père, rappelle qu’il peut parfois être difficile de changer une habitude ancrée depuis de nombreuses années en dénonçant notamment le fait que c'est cruel de manger des animaux. Cela renvoie à la question de la pression que l’on peut ressentir de la part de son entourage. Cependant, ce livre nous rappelle qu’il est toujours possible de faire des choix, et qu’il est important qu’ils soient en accord avec notre conscience et nos valeurs morales.

Cet ouvrage véhicule aussi un formidable message d’amitié entre espèces puisque Petit Loup préfère les rongeurs comme amis plutôt qu’en ragoût. Petit Loup et Lapin Blanc vont créer un véritable lien. Ces deux animaux, malgré leurs profondes différences, font preuve d’amitié et de coopération.

Aurélie Valognes et Philippe Jalbert dénoncent enfin l’élevage en cage des lapins que Petit Loup et Lapin Blanc vont libérer des clapiers. En effet, aujourd’hui, près de 99 % des lapins sont élevés en cage. L’histoire sous-entend également que si Petit Loup arrête de manger des animaux, alors il sauve des dizaines, voire des centaines de lapins puisqu’en faisant le choix d’une alimentation végétale, on sauve de nombreux animaux.

Le loup qui préférait les carottes est donc un livre passionnant, qui aborde de manière pédagogique la question du choix ainsi que notre rapport à l’alimentation et à l’amitié interespèces. Une véritable réussite, à mettre entre les mains des petits comme des grands !

 

Le loup qui préférait les carottes, Aurélie Valognes et Philippe Jalbert, Michel Lafon, 2020.

 


Bannière Remplacer la viande facilement grâce à une offre vegan accessible en supermarchés !

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De nombreuses possibilités existent pour remplacer la viande : le tofu, cuisiné ou déjà aromatisé, le seitan, le tempeh, les protéines de soja ou de pois texturées…
Des aliments « prêt à l’emploi » (ou simili-carnés) sont également disponibles en magasins et c’est ceux-là qui nous intéressent ici !

Que ce soit par manque de temps, par envie de retrouver certaines textures ou certains goûts, pour ne pas trop modifier ses habitudes alimentaires ou de courses, ou tout simplement pour expérimenter, l’accessibilité croissante des simili-carnés est une bonne nouvelle ! Faciles à préparer, ils permettent de cuisiner une multitude de plats, de varier les plaisirs et de se simplifier la vie.

De nombreuses entreprises rivalisent de créativité pour bluffer nos papilles et nos pupilles ; c’est parti pour notre sélection.
 

Les pionniers Beyond Meat

La viande végétale a pris un véritable tournant avec l’arrivée de Beyond Meat ! Nous n’avions jamais eu de produits aussi ressemblants aux versions animales, que ce soit visuellement ou gustativement. D’abord avec ses steaks, puis avec ses saucisses (type saucisses de Toulouse), cette marque a su séduire un large public, y compris les personnes mangeant encore de la viande qui n’y voient souvent que du feu en croquant dans leur burger !

Produits Beyond Meat

Étonnants mais surtout savoureux, retrouvez les steaks et les saucisses Beyond Meat aux rayons frais ou surgelés dans les magasins Monoprix, Franprix, Géant, Casino. Du haché et des boulettes sont également disponibles en ligne ou dans des boutiques vegan.
 

Les lardons, c’est La Vie !

Natures ou fumés, les lardons français La Vie, ou plutôt allumettes, vont en bluffer plus d’un !

Spaghetti carbonara, quiche lorraine, flammekueche, tartiflette, gratin… Ils seront délicieux partout. Petit conseil : passez-les à la poêle quelques minutes avec un peu de matière grasse avant de les incorporer dans votre recette, ils conserveront ainsi tout leur moelleux.

Lardons La Vie

À venir prochainement en magasin : leur version végétale du bacon ! En attendant, vous pouvez déjà le découvrir dans certains restaurants et certaines boutiques vegan.

Avec leur packaging punchy, impossible de les rater (la plupart du temps au rayon lardons) dans les enseignes Carrefour, Cora, Monoprix et les magasins Leclerc du Nord-ouest. 

Où les trouver près de chez vous ?
 

Hourra, Heura est là

La gamme de cette marque espagnole est dingue et très savoureuse !

Un burger visuellement et gustativement stupéfiant ? C’est possible avec leurs steaks ! Et pour plus d’originalité, testez les steaks épicés façon chorizo ! Une poêlée, un curry, une pizza ou un wrap ? Les chunks, nature ou méditerranéens, très polyvalents, feront fureur et rappelleront la viande de poulet. Un apéro nuggets ? Pas de problème ! Un barbecue ? Les chipolatas à griller nature ou goût chorizo sont là ! Des boulettes à la tomate ou des spaghetti bolognaise ? Leurs meatballs et leur haché agrémenteront parfaitement ces plats traditionnels italiens.

Produits Heura

Les produits Heura attirent l'œil avec leur emballage flashy, et se trouvent dans certains magasins Monoprix, Carrefour, Géant, et Casino.

Où les trouver près de chez vous ?
 

Heureux·se à table avec HappyVore 

Le choix est là encore très large : steaks, chipos, égrené, merguez, nuggets, haché, aiguillettes à différents parfums, boulettes, allumettes… Tout ça en version végétale et méga gourmande. Vous allez pouvoir bluffer vos invités !

Produits HappyVore

Les produits français HappyVore se trouvent dans de nombreux magasins Monoprix, Franprix, Casino, Géant, Carrefour, Auchan et Leclerc (et drive).

Où les trouver près de chez vous ?
 

Devenez Accro !

C’est au rayon surgelés que vous dénicherez les steaks, le haché et les boulettes qui vous rendront accro :) Psst : on a un p’tit faible pour leurs steaks, vous nous en direz des nouvelles !

Produits Accro

Les produits Accro sont trouvables dans les Casino, Géant et Chronodrive.

Où les trouver près de chez vous ?
 

Vegan Deli(cieux) !

On retrouve chez Vegan Deli des aiguillettes rôties et des boulettes, qui viendront pimper vos repas « vite faits » ! Ils proposent également un petit plaisir régressif : des panés façon cordon bleu !

Produits Vegan Deli

À retrouver dans certains Monoprix.
 

Kokiriki, entre tradition et innovation

En plus des aiguillettes, des émincés et de l'égrené, cette entreprise française commercialise de la charcuterie : salami, chorizo, tranches de jambon et pâté. Idéal pour les apéros et les pique-niques ! Des miettes de simili-thon ont aussi été développées, pour ajouter un petit goût marin à votre salade ou plat de pâtes !

Produits Kokiriki

On les trouve dans les hypermarchés Carrefour.
 

En avant la RevoluGreen !

La révolution végétale est en marche avec l’offre diversifiée de RevoluGreen : boulettes, effiloché, burger « beef style », burger « chicken style », mini-escalopes, haché, émincés à la provençale, saucisses (type Francfort) et même pâté !

Produits RevoluGreen

Retrouvez ces p’tites merveilles chez Casino, Géant Casino, Carrefour et Leclerc.
 

Planted

Pour la marque suisse Planted, pas de compromis sur le plaisir et sur la nutrition ! Au menu : émincés (type poulet), nature ou aux herbes de Provence, une alternative pour les amateurs de kebab et les effilochés (type porc), saveur barbecue ou chimichurri, nos préférés, on ne s’en est pas encore remis !

Produits Planted

Retrouvez leurs savoureux produits dans les magasins Franprix (Paris).

Où les trouver près de chez vous ?
 

Garden gourmet, Sojasun, Findus et Céréal Bio, incontournables des supermarchés !

Produits en supermarchés

La marque bretonne Sojasun propose depuis de nombreuses années des alternatives à la viande. À une époque, c’était même les seuls produits disponibles en grandes surfaces ! Depuis, leur offre s’est largement étoffée, et on vous conseille particulièrement leur haché végétal pour une farce ou une bolo, et les steaks « Le bistrot » pour un burger.

Facilement trouvables, les émincés soja et blé (type poulet) et le haché végétal de Céréal Bio représentent également de très bonnes options.

Garden Gourmet (anciennement Herta Le Bon Végétal) propose un choix un peu plus large : steaks, saucisses, émincés et haché végétal, de quoi préparer tous les plats du quotidien ! Leur Vuna a fait son entrée au rayon frais traiteur : une alternative au thon épatante qui fera sensation en salade ou en sandwich avec de la mayo.

Certains produits surgelés de la gamme Green cuisine de Findus sont vegan et permettent de remplacer la viande facilement en ouvrant son congélateur. À vous boulettes, steaks, et panés vétégaux.
 

Les distributeurs sont aussi de la partie !

La plupart des grands distributeurs ont lancé leur gamme veggie, regroupant des produits végétariens (souvent avec de l'œuf) et végétaliens, parfois bio. Pensez bien à vérifier les logos et la composition des produits.

produits marques de distributeurs

Quelques infos par enseigne :

  • Aldi : certains produits de la gamme Simplement bon et bio, comme les saucisses, escalopes, steaks.
  • Auchan : certaines références de la gamme Envie de veggie.
  • Casino : certains produits de la gamme Veggie.
  • Carrefour : certains produits de la gamme Carrefour Veggie comme les nuggets et les boulettes thaï.
  • Cora : certaines références de la marque Cora Veggie.
  • Intermarché : certains produits de la gamme Veggie marché.
  • Leclerc : certains produits de la gamme Nat&Vie.
  • Lidl : les produits de la gamme Vemondo (disponibles sporadiquement, en fonction des catalogues).
  • Super U : certains produits de la gamme Bon & Végétarien.
     

Une offre bio

Les magasins bio référencent aussi des simili-carnés. Deux marques sont particulièrement présentes sur ce marché : Soy et Wheaty.

Produits Soy Wheaty magasins bio

À retrouver chez Soy : bâtonnets moelleux (type poisson pané), boulettes, émincés, keftas, haché, escalopes, nuggets et 3 steaks différents : tartares, grillés et « Le bon steak ».

Chez Wheaty : tranches, saucisses, merguez, chorizo, médaillons…

Sans oublier tout ce qu’il faut pour élaborer vos plats à partir de tofu, protéines de soja texturées, tempeh, ou seitan !

 

Manger vegan semble tout à coup beaucoup plus facile après la lecture de cet article, non ? Il n’a jamais été aussi simple de faire ses courses vegan en grandes surfaces, profitons-en : on peut désormais changer le monde sans (trop) bousculer ses habitudes !


Bannière Chef Elix, rencontre avec un chef en herbe(s)

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Il manie comme personne les ustensiles pour créer des recettes « 100 % végétales, 100 % plaisir  » : à tout juste 14 ans, Alexis Liberale, qu'on surnomme Elix, a déjà créé plus de 200 plats. Croquettes de courgette, veggie kebabs, gâteau aux poires ou flans au chocolat : ses recettes gourmandes et variées nous montrent que la cuisine n’a pas besoin d’être compliquée pour être délicieuse. Rencontre avec ce jeune chef en herbe(s) !

Bonjour Alexis ! Tu as commencé à cuisiner et à poster tes recettes en ligne très jeune ! Comment t’est venue cette idée ?

C’était pour l’anniversaire de mes 12 ans : je voulais faire un tiramisu mais ma mère n’aurait pas pu en manger, parce qu’elle est végane. Alors j’ai fait des tests pour créer un tiramisu 100 % végétal ! Pour me faire une surprise, ma mère a pris en photo le tiramisu et elle a posté ma recette sur internet, et nous nous sommes rendu compte que les gens aimaient la recette, la commentaient… Alors c’est comme ça que ça a commencé, un peu par hasard !

Et le tiramisu était juste un début, puisque tu as maintenant publié plus de 200 recettes sur ton blog Chef Elix…

Oui, j’ai continué à cuisiner végétal pour qu’on puisse tous partager le même plat dans la famille. Et c’est bien de les mettre en ligne sur mon blog Chef Elix, car ça peut inciter les gens à faire les recettes, petit à petit ça fait boule de neige… Et chaque repas sans viande, c’est un repas où les animaux ne sont pas tués : je trouvais ça plus juste !

→ Découvrir les recettes de Chef Elix

Cuisiner végé, est-ce que ce n’est pas trop compliqué ?

Je ne trouve pas : quand on a l’habitude, c’est assez simple ! Certains produits sont même beaucoup moins compliqués à cuisiner que de la viande par exemple. C’est sûr qu’il faut apprendre à cuisiner quelques ingrédients particuliers, mais c’est aussi l’occasion de les découvrir : l’agar-agar, par exemple, est une algue qui sert de gélifiant dans les préparations. Elle remplace efficacement la gélatine, qui est souvent d’origine animale !

Ton blog a été relayé par les médias, et ton entourage, à l’école par exemple, sait que tu crées des recettes végétales. Comment réagit-il ? 

Il y a encore beaucoup d’idées reçues : par exemple, beaucoup de mes camarades d’école ne comprennent pas pourquoi je mange des similis de viande plutôt que de la viande. Moi, je leur explique que le problème ce n’est pas le goût de la viande, c’est ce qu’il y a derrière la viande ! En fait, ils ne font pas toujours le lien entre la viande et les animaux, ou ils ne le font que pour certains animaux : par exemple, certains de mes amis ont arrêté de manger les lapins parce qu’ils ont des lapins de compagnie… Mais je ne trouve pas ça très juste, car ça sous-entend que certains animaux ont plus d’importance que d’autres !

En effet, ça fait beaucoup d’idées reçues… Y a-t-il aussi des avancées ?

Oui, je pense que les gens prennent de plus en plus conscience du lien entre la consommation de viande et les dangers pour l’environnement : manger plus végétal, c’est quand même mieux pour le climat car l’élevage intensif est une grande cause d’émissions de gaz à effet de serre. Même en cours de géographie, on l’apprend ! En revanche, on ne fait pas grand-chose derrière : par exemple, c’est souvent compliqué de manger végétarien dans les cantines.

En tout cas, les gens autour de moi sont assez ouverts sur le sujet : certains profs par exemple ont déjà testé mes recettes. À Noël dernier, j’avais même cuisiné du faux foie gras pour le partager !

→ Suivre La Cuisine végétale d’Elix sur Facebook

Comme quoi, la nourriture est vraiment liée à une prise de conscience… À ton avis, est-ce qu’il vaut mieux apprendre à cuisiner jeune pour réussir à cuisiner végé ?

Non, il n’y a pas d’âge pour apprendre à le faire. Sur mon blog Chef Elix, je donne vraiment des recettes simples, pour apprendre à cuisiner végétal pas à pas. Et quand je crée une recette, je fais aussi attention à n’utiliser que des ingrédients faciles à trouver  : 99 % du temps, les ingrédients de mes recettes se trouvent facilement dans les supermarchés. C’est un moyen de montrer que la cuisine végétale peut être accessible au plus grand nombre !

Merci beaucoup Alexis !


Bannière Cuisine vegan pour étudiants

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Aujourd’hui, de plus en plus de jeunes souhaitent végétaliser leurs repas. Lorsqu’on est étudiant·e, que l’on a un petit budget, peu d’ustensiles de cuisine et un emploi du temps serré, cuisiner de bons petits plats peut se révéler un vrai casse-tête ! Heureusement, Cuisine vegan pour étudiants de Sandrine Costantino est la solution pour se simplifier la vie. Ce livre est une véritable invitation à réaliser des recettes vegan très simples, gourmandes et économiques en quelques minutes.

Un livre de cuisine pour les débutant·es

C’est aussi un guide à mettre entre les mains de toutes les personnes qui souhaitent végétaliser leur alimentation mais qui ne savent pas forcément par où commencer. Il ne faut qu’un équipement minimal pour réaliser les recettes : une casserole, une poêle, éventuellement un mixeur. Les recettes sont expliquées pas à pas et l’autrice nous donne même des idées de menus à réaliser au jour le jour, selon les produits de saison, avec un budget associé et une liste de courses déjà établie. Pour chaque menu, une analyse nutritionnelle donne tous les nutriments clés.

 

 

Plus de 80 recettes vegan rapides et adaptables 

La plupart des recettes proposées nécessitent moins de 30 minutes de préparation, une aubaine quand on a peu de temps. Sandrine Costantino donne également plein d’astuces et de conseils pour adapter en un tour de main les recettes proposées en fonction de ses goûts et de ses envies. 

Une multitude de recettes vegan pour les budgets serrés

Contrairement aux idées reçues, une alimentation vegan ne revient pas forcément plus cher qu’une alimentation omnivore. L’autrice nous le montre tout au long de son livre grâce à l’utilisation d’ingrédients souvent à petit prix, et facilement trouvables en supermarché (céréales, légumineuses, épices…). Pour réaliser un chili sin carne par exemple, seulement 5 ingrédients sont nécessaires  : une boîte de haricots rouges, une boîte de maïs, quelques tomates, un bouillon et des épices, pour une délicieuse recette à faire en moins de 15 minutes ! On retrouve les grands incontournables comme le houmous, la mousse au chocolat, les pancakes mais aussi des recettes plus originales comme un velouté à la cacahuète. Plus de 80 recettes du quotidien et de multiples variantes à réaliser en un tour de main, avec peu d’ingrédients et en un temps record, le tout très joliment illustré de photos pleines pages.

 

Cuisine vegan pour étudiants, Sandrine Costantino, La Plage, 2021

 

 

 

Pour en apprendre plus sur l’alimentation végétale, et faire le plein d'idées recettes, rendez-vous sur vegan-pratique.fr

 


Bannière Mama Red

Mama Red

  • Article du Lundi 7 mars 2022

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C’est un livre qui se dévore, dont les pages se tournent toutes seules et qu’on referme avec une intention au cœur : défendre les animaux. C’est l’histoire de Mama Red, la vache qui bouleverse le destin de Sarah McCreamer lorsque son fils, Emerson Bridge, décide d’élever son veau pour un concours. C’est l’histoire d’une vache qui a vraiment existé, quelque part en Caroline du Sud, et que l’autrice Bren McClain a rencontrée : en un regard, une promesse était faite et un roman était né. Rencontre avec Bren McClain, qui nous a raconté l’histoire de Mama Red ! 

 

Bonjour Bren ! Comment avez-vous eu l’idée d’écrire au sujet des animaux, et plus particulièrement des vaches ?

C’était le 5 novembre 2007, j’étais en visite chez mon père, dans la ferme où j’ai grandi : il élève des bovins pour la production de viande. Et c’était au moment de la séparation des vaches et de leurs veaux : elle a lieu lorsqu’ils ont entre 6 et 8 mois. Les éleveurs séparent les mères des petits pour permettre l’insémination suivante. Après avoir été séparées de leurs petits, les mamans vaches criaient, d’un cri fort et rauque… Ces sons m’ont réveillée à 5 heures du matin, je me suis habillée et je suis sortie. Les vaches étaient rassemblées dans un coin de leur enclos, elles appellaient leurs petits, encore et encore. Ces cris... ils m’ont transpercée jusqu’aux os.

Et il y avait une vache dans le troupeau qui ne me lâchait pas du regard. Les autres vaches regardaient au loin, mais elle, elle me regardait droit dans les yeux, et j’ai senti qu’elle me demandait de lui ramener son petit.

Je suis allée la voir et je lui ai dit : « Je ne peux pas te ramener ton veau, mais je te promets de raconter ton histoire. » C’est comme ça qu’est né ce roman : par une promesse faite à l’aube à une maman vache qui venait de perdre son petit.

 

Dans le roman, Mama Red et son veau ne sont pas que des objets : ce sont de véritables personnages… 

Oui, les vaches ne sont pas des objets qui entourent les humains : elles sont le cœur de mon roman. Et c’est normal, puisque les animaux ont une véritable expérience du monde… C’est aussi pour ça que je voulais mettre les deux personnages de mère au centre du roman : Mama Red et de Sarah Creamer sont d’égale importance, même si l’une est vache et l’autre humaine… Je voulais parler de la maternité, et quand j’ai rencontré Mama Red alors qu’elle venait de perdre son veau, j’ai trouvé ce qui me manquait pour en parler au mieux. C’était un instinct, une impulsion.

 

Votre livre évoque aussi une tradition nord-américaine particulière : aux États-Unis, il est courant que les enfants ou adolescents dressent eux-mêmes un veau et s’occupent de lui pendant une année, pour qu’il soit ensuite vendu puis abattu. C’est une tradition violente, pour les animaux comme pour les enfants…

C’est une coutume incroyable… Elle est si cruelle ! Les jeunes achètent ou reçoivent un veau, d’environ un an. Ils l’engraissent pendant des mois, et ils le brossent, le lavent, l’aiment, lui apprennent à marcher avec un harnais… Ces animaux deviennent de véritables animaux de compagnie, un lien se crée entre le veau et l’enfant ! Puis, les veaux sont présentés à une foire où les juges les examinent pour déterminer si la viande sera bonne… Le gagnant remporte une grande somme d’argent.

La raison pour laquelle j’ai voulu écrire à ce sujet, c’est que mon père a fait un concours à l’âge de 14 ans, avec son veau. Il a gagné, sa photo a été publiée en première page du journal : un grand honneur ! Mais, même s’il est devenu éleveur, il a toujours été incapable de reparler de ce veau. Je voulais explorer ce sentiment, comprendre ce qu’il s’était passé avec ce veau.

Pour mes recherches, j’ai été à une de ces foires, au Kentucky. J’ai rencontré un petit garçon qui s’appelait Ryan ; il était avec son veau, Tucker. Il m’a dit : « Je vais montrer mon veau… mais après, on va devoir le tuer. » Et il pleurait. Avant que son veau ne soit vendu, il a fui : il ne pouvait pas supporter l’idée qu’il soit tué. C’était horrible.

Alors je suis retournée voir mon père et je lui ai dit que je comprenais pourquoi il n’arrivait plus à parler de ce veau. Il avait 87 ans à l’époque, mais il s’est mis à pleurer. Il m’a dit : « Bren, j’ai vendu mon meilleur ami. »

 

Dans Mama Red, la vente du veau est aussi un moment terrible pour LC : il veut le sauver, mais l’idée de décevoir son père est trop forte. Est-ce que la manière dont on éduque les enfants a un rôle à jouer dans le futur ?

Bien sûr ! LC voulait sauver ce veau… Que se serait-il passé si son père n’avait pas été si sûr de lui ? Ou si sa mère avait intercédé en sa faveur ? Bien sûr que l’éducation peut changer les choses !

Et c’est important, car les jeunes sont notre futur, et ils sont le futur des animaux. J’adore voir les jeunes qui se mobilisent pour les animaux aux États-Unis actuellement : quelle belle énergie !

 

Et la littérature, peut-elle changer le monde ?

Tout à fait ! D’ailleurs, je pense que la littérature de fiction est encore plus puissante que la non-fiction, car elle nous permet d’incarner quelqu’un d’autre, d’incarner une conscience. Pour lire mon livre, vous devez incarner Mama Red, devenir cette vache, ressentir ce qu’elle a ressenti. Et je pense que c’est une manière puissante d’abattre les barrières qui existent aujourd’hui entre nous et les animaux.

J’ai rencontré de nombreux lecteurs qui ont arrêté de manger de la viande après avoir lu mon livre. Certains ont fait des heures de route pour venir rencontrer Mama Red en vrai !

 

Ah, Mama Red existe dans la vraie vie ?

Oui, et je lui ai sauvé la vie. Après cette première rencontre en 2007, mon père m’a appelée un jour, il m’a dit : « Bren, cette vache que tu aimes, je vais devoir l’envoyer à l’abattoir. Je n’ai pas d’autre choix, j’ai besoin de l’argent. » Je lui ai dit : « Papa, combien ? » Et je lui ai envoyé un chèque.
J’ai offert à Mama Red une vie en sécurité : elle est morte en juillet 2020, paisiblement, à l’âge de 29 ans. Quant à moi, j’ai accompli la promesse que je lui avais faite : j’ai raconté son histoire.

 

 

Comme quoi, la littérature ne change pas que la vie des lecteurs, elle change aussi la vie des écrivains...

Absolument. D’ailleurs, c’est en écrivant ce roman, en me mettant dans la peau de Mama Red, que j’ai décidé d’arrêter de manger de la viande. La littérature change des vies, et c’est aussi pourquoi j’écrirai toujours sur les animaux, toujours. Je le dois : les animaux sont mon monde.

 


Prix Maya
Créé en 2019, le Prix Maya est un prix littéraire animaliste, qui récompense chaque année une bande dessinée, un ouvrage jeunesse et un roman de littérature générale.
En 2021, Mama Red de Bren McClain a gagné le prix du Roman animaliste !

 


 

Mama Red, Bren McClain, traduction de Marie Bisseriex, éd. Le Nouveau Pont, 2019.