Bannière Cette maman raton laveur apprend à son petit à grimper aux arbres

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"Je viens de passer une heure à observer cette maman raton laveur enseigner à son petit à grimper aux arbres dans le jardin de mon père. Mon coeur fond..."

Cette scène adorable a été capturée par le photographe Jeff Reid dans l'Etat de Washington. On y voit toute la volonté, l'ingéniosité et la persévérance déployées par une maman pour enseigner l'escalade à son petit.

Une attitude et une attention qui nous sont évidemment familières... Les sentiments des parents pour leur petit n'ont pas de frontière.

 

 

 

 


Bannière Psychologie morale et mouvement végane au Québec

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Le 26 mai dernier, l'Association Végétarienne de France, Lux éditeur et L214 ont accueilli Élise Desaulniers et Martin Gibert pour une soirée très spéciale, très amicale et très instructive. Nous étions dans la salle des expositions de la Mairie du 2e arrondissement de Paris.

Élise a d'abord pris la parole pour nous présenter le mouvement végane au Québec. Passionnante, elle nous a emmené outre-atlantique, au milieu des actions et des réflexions d'un mouvement très actif. Elle a également ouvert les perspectives d'un mouvement végane francophone.

Sauver les animaux reviendrait-il à laisser tomber les êtres humains ? C’est contre ce cliché que l’ouvrage de Martin Gibert axe son propos. Chercheur en éthique et chargé de cours en philosophie du droit à l’Université de Montréal, il est nous présente les thèses de son livre percutant. 

Merci à Martin et Élise pour cette belle soirée ! Merci à la mairie du 2e de son accueil chaleureux ! Merci à Anne-Sophie d'avoir saisi ce bon moment !

Pour prolonger ces vidéos, n'hésitez pas à commander les livres d'Élise Desaulniers - Je mange avec ma tête - et de Martin Gibert - Voir son steak comme un animal mort - dans la


Bannière Ce que la science nous dit des sentiments des animaux de ferme

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Jonathan Balcombe est Docteur en éthologie et Directeur de la sentience animale chez Humane Society Institute for Science and Policy (Etats-Unis).

Voici un lien vers le site du Dr Balcombe. Nous le remercions de nous avoir autorisé à traduire et reproduire l'article qui suit.


J'avoue que j'ai du mal à dire si c'est en lisant des études scientifiques que j'en ai le plus appris sur le comportement des animaux de ferme, ou si c'est en interagissant directement avec les animaux d'élevage recueillis au refuge où je fais du bénévolat le samedi matin.

En tant qu'éthologue (spécialiste du comportement animal), j’ai parcouru un bon paquet d’articles, traitant de sujets allant des préférences des poules en matière de litière, à l’expression de moments “Eureka” chez les vaches. Mais rien ne remplace l’expérience que l’on fait lorsqu’on gratte le ventre d’un cochon reconnaissant, ou lorsqu’on contemple un groupe de poules prenant un bain de soleil.

Malgré leur injuste relégation aux marges de la respectabilité, les animaux que les humains élèvent pour être mangés comptent parmi les plus étudiés. Si la plupart des recherches sont effectuées dans l’intérêt de l’industrie à maximiser ses profits, une belle quantité d’études purement comportementales a aussi été amassée. À mesure que le tabou scientifique est levé sur l'intérêt d’étudier les pensées et les émotions des animaux, des perspectives passionnantes s’ouvrent sur leur monde intérieur.

Parmi les rapports les plus surprenants, figure une étude sortie en 2004 et intitulée "Les poulets préfèrent les belles femmes". Devant des portraits qui leur étaient présentés, les préférences des poulets se sont révélées incroyablement proches (98%) des préférences qu'avaient exprimées des humains. On ne sait pas bien ce que ça nous apprend sur le sens esthétique des poulets, mais l'idée que des poulets préfèrent certains humains est poignante, vu le traitement misérable que nous réservons ordinairement à ces animaux. Ici, aux USA, nous abattons environ 300 poulets chaque seconde, et ces animaux ne sont même pas concernés par la loi fédérale de protection des animaux au moment de l'abattage.

Ces yeux de poules capables de discernement nous autorisent à imaginer chez ces animaux un cerveau plutôt actif, et beaucoup d'autres études vont aussi dans ce sens. Parmi leurs traits de caractère les plus nobles, on observe chez les poules une capacité à prendre des risques au bénéfice d'autres congénères. Elles disposent par exemple de différents cris d'alarme qui correspondent chacun à différents types de prédateurs aériens : grand, petit, moyen... et qui déclenchent aussi des réactions différentes selon la nature de l'attaque. Même si l'attention du prédateur est inévitablement attirée vers la poule qui donne l'alerte, ces oiseaux n'hésitent pas à prendre le risque d'avertir les autres membres de leur groupe.

Notez que d'un autre côté, ces oiseaux malicieux recourent parfois à la tricherie dans leur propre intérêt. C'est ainsi que certains coqs abusent parfois du cri d'appel à nourriture pour attirer vers eux des femelles, même quand il s'avère qu'ils n'ont pas repéré quoi que ce soit à manger. Néanmoins, il est toujours possible que la "sauterelle" que les coqs avaient repéré dans l'herbe se soit échappée, et que leur crédibilité auprès des femelles demeure néanmoins intacte (à condition de ne pas user de cette ficelle trop souvent).

À juste titre, les cochons sont reconnus comme des animaux intelligents et pleins de ressources. Dans les élevages où la nourriture est distribuée automatiquement en quantité adaptée à chaque animal, certains cochons ramassent les émetteurs qui se détachent parfois du cou de leurs congénères, et s'en servent pour se faire servir une seconde ration à leur place.

Au refuge où je vais, Petey le cochon parvient souvent à se saisir d'un râteau auprès d'un bénévole insouciant, et le porte jusqu'à son nid. Il n'en retire aucune nourriture mais... le voilà avec un nouveau jouet !

En effet, les cochons ont besoin de stimulation. Les cochons élevés dans un environnement social riche et disposant d'une litière paillée et de jeux interactifs sont d'humeur bien plus optimiste que d'autres cochons élevés en enclos nus. Dans une expérience, on habitua des cochons à recevoir une friandise au son d'une cloche, et à s'attendre à quelque chose de déplaisant au son d'un "clic". A l'écoute d'un son ambigu (un couinement), les cochons élevés sur paille réagirent en confiance tandis que les cochons en enclos nus eurent des comportement de fuite.

Ce type de réactions correspond à des attitudes équivalentes chez nous, les humains, et évoquent une vie mentale complexe incluant de l'optimisme, du pessimisme, du bonheur, de la misère. On se prend alors à frémir en pensant aux conditions d'enfermement que tant de millions de cochons endurent dans les élevages industriels.

Une expérience similaire menée avec des chèvres vivant depuis au moins deux ans dans un refuge au Royaume-Uni eut un résultat surprenant : les réponses les plus confiantes à un signal ambigu étaient celles de femelles ayant eu un passé douloureux. Les chercheurs supposèrent que l'optimisme de ces femelles pourrait résulter de la joie prolongée d'avoir été enfin libérées de leur stress passé. De la même façon que nous pouvons nous sentir soulagés d'être libérés de difficultés prolongées, il est possible que les chèvres puissent, elles aussi, voir la vie du bon côté à l'occasion d'une nouvelle situation de liberté et de confort.

De telles études sont précieuses, tant elles révèlent chez les animaux des émotions qu'il est difficile - voire impossible - d'apprécier quand on ne fait que les observer. Néanmoins, d'autres champs de recherche s'attachent à découvrir de nouveaux indices visibles permettant d'interpréter leurs états intérieurs. Selon une étude norvégienne par exemple, la quantité de blanc visible dans l'oeil d'une vache serait un indicateur fiable du niveau de stress et de frustration de l'animal.

Une nouvelle étude suggère par ailleurs que la position des oreilles d'une vache pourrait indiquer si elle se sent détendue ou perturbée. Nous ne devrions d'ailleurs pas sous-estimer la capacité des animaux eux-mêmes à lire des signes subtils sur les visages. Les moutons, par exemple, préfèrent le visage d'un congénère venant d'être nourri (et satisfait) au visage d'un congénère affamé. De même, ils expriment une préférence pour les humains souriants comparés aux visages de personnes renfrognées.

À mesure que la science des émotions et des mondes intérieurs des animaux progresse, la nécessité de mettre un terme à la maltraitance que ces animaux endurent entre nos mains apparait de plus en plus justifiée. Dans ce but, mes collègues et moi-même sommes impatients de lancer prochainement Animal Sentience, la première revue universitaire consacrée à l'étude morale des émotions chez les animaux. Parce que la science nourrit la réflexion éthique, tous les articles de cette nouvelle revue seront consacrés aux moyens de provoquer des changements en faveur des animaux dans les pratiques et dans les politiques publiques.

 

Lien vers l'article original.

Consulter la revue Animal Sentience.


Bannière Fermons les abattoirs

Fermons les abattoirs

  • Article du Lundi 15 juin 2015

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Ce texte a été lu lors de la 4e marche pour la fermeture des abattoirs à Paris, le samedi 13 juin :

Bienvenue à la 4e marche pour la fermeture des abattoirs, terrestres et flottants. Cette année, la marche se déroule dans 10 pays situés sur 4 continents différents.

Ce que nous voulons, ce que nous ferons, c’est abolir l’exploitation des animaux.

Ce que nous voulons, ce que nous ferons, c’est mettre un terme à la tuerie à laquelle se livrent les humains sur d’autres animaux : les animaux élevés ou pêchés pour consommer leur chair, leur lait ou leurs œufs.

Le massacre est si démesuré qu’on ne parvient pas à se le représenter. Chaque année, le nombre de vertébrés tués pour finir dans les assiettes dépasse de beaucoup les 1000 milliards d’individus.

Mais les milliards n’ont pas de visage. Ils sont invisibles à nos yeux.
La Terre est couverte de cages bondées : des cages immergées sous la mer ou alignées dans des hangars.
Nous ne les voyons pas.

Les mers sont quadrillées de pièges qui menacent tous leurs habitants.
Nous ne les voyons pas.

Chaque jour, des poissons se débattent pour s’extraire des filets. Des moutons tentent de reculer dans le couloir de la mort. Des poules se contorsionnent et battent des ailes suspendues tête en bas à une chaîne d’abattage.
Ils résistent de toutes leurs forces.
Nous ne les voyons pas.

À moins de faire attention à ces petits encarts de presse relégués dans la rubrique « Insolite » qui parfois évoquent les résistants.

Insolite cet avis de recherche lancé par le numéro 1 mondial de l’élevage de saumons en Norvège. Il offrait une prime à tout pêcheur qui capturerait l’un des milliers de poissons qui s’étaient échappés de ses élevages. Les fuyards avaient profité des brèches provoquées par les tempêtes dans les cages.

Insolite cette brève parue dans un journal et qui fait écho à beaucoup d’autres semblables.

Début de citation « À Charleville-Mézières, un bovin paniqué s'est échappé d'un camion. Avec son veau, la vache s'est évadée du camion qui se rendait à l'abattoir. Lâchée dans la nature, la vache a légèrement blessé une jeune fille et défoncé le capot d'une voiture de police, avant de se jeter dans la Meuse.
L'envie de liberté de l'animal s'est conclue par une course-poursuite avec les policiers. Jugée trop dangereuse, la vache est encerclée par les policiers, à sa sortie du fleuve. Ils l'abattront de 70 balles. Cette vache de quatre ans a fini par s'effondrer contre un talus qu'elle ne pouvait plus escalader. » Fin de citation.

Insolite, ces cochons laissés autrefois par des marins sur une île des Bahamas dans l’intention d’en faire une réserve de nourriture. Aujourd’hui, leurs descendants y vivent libres. Ils adorent nager dans la mer et se régaler du pain et des gâteaux offerts par des visiteurs bienveillants.

Insolite encore, l’histoire de ce camion qui conduisait des milliers de poules à l’abattoir sur une route d’Espagne. Un accident survient. Beaucoup de poules  périssent. D’autres prennent la fuite.
300 rescapées seront récupérées et transportées dans un refuge végane. Les poules y coulent désormais des jours heureux parmi les humains. Elles y ont découvert l’herbe et le soleil qu’elles n’avaient jamais connus dans les cages sordides où elles avaient vécu.

Ce refuge est un exemple de ce que nous ferons de la société tout entière demain. Une société où personne ne sera l’esclave ni la chose de personne, quelle que soit son espèce.

Les acteurs de la résistance animale, ce ne sont pas seulement les vaches, les poules ou les saumons qui s’évadent. C’est aussi vous et moi. Ce sont ces humains, plus nombreux chaque jour, qui se mettent à douter de la légitimité du grand massacre pour la viande.  Car on sait de mieux en mieux qu’il est commis sans nécessité. La résistance animale, ce sont tous ceux qui se lèvent déjà pour que la tuerie cesse.

Un jour, les abattoirs terrestres et flottants seront déclarés illégaux. Tout comme les élevages qui emprisonnent les animaux et les réduisent à l’état de viande sur pattes.

Un jour, on se demandera avec perplexité comment tout cela a pu exister.

Nous sommes en marche pour hâter la venue de ce jour.

En marche !

Site : http://fermons-les-abattoirs.org/

Galerie photos : https://animaux.l214.com/manifestations/2015/Marche-pour-la-fermeture-de...

Photos : Juliette Jem / L214 chez Volée de piafs / cdorobek / Dakota Langlois


Bannière Abattoirs ? Basta !

Abattoirs ? Basta !

  • Article du Mercredi 10 juin 2015

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« On ne doit pas maltraiter ou tuer des animaux sans nécessité » : partout dans le monde, ce précepte fait partie de la morale commune.

Marche pour la fermeture des abattoirs

Il vaudrait mieux courir que marcher !

Pourtant, notre société maltraite et tue les animaux. Elle le fait sans nécessité : on peut vivre sans tuer. Les produits d'origine animale ne sont pas nécessaires à notre santé : la plus grande association de nutritionnistes au monde, l'Association Américaine de Diététique (ADA - 70 000 professionnels de santé), établit par exemple que les régimes végétariens (y compris le végétalisme) menés de façon appropriée sont bons pour la santé, adéquats sur le plan nutritionnel et bénéfiques pour la prévention et le traitement de certaines maladies.

Viande, oeufs et lait confondus, le nombre d'animaux terrestres tués pour la consommation s'élève à plus de 60 milliards chaque année dans le monde. On évalue à plus de 1 000 milliards le nombre de poissons pêchés par an.

Samedi 13 juin 2015, dans plusieurs pays du monde, des milliers de personnes revendiqueront dans la rue l'abolition de l'élevage, de la pêche et de l'abattage des animaux pour la consommation. C'est la marche pour la fermeture des abattoirs !

À Paris, RDV à 13h30, place de la République !

Allez faire un tour sur le site de la Marche pour la fermeture des abattoirs ;-)

Merci à Bramley pour ce nouveau dessin


Bannière Les blogueuses cuisinent vegan

Les blogueuses cuisinent vegan

  • Article du Mercredi 10 juin 2015

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Quand cuisine rime avec envie, création et éthique

C'est bon signe pour la cuisine végétale : les éditions Larousse publient un livre de 50 recettes véganes. Aux fourneaux, ce sont dix blogueuses déjà connues pour leurs gourmands exploits culinaires que l'on retrouve ou découvre dans ce livre.

Avec ce Cook&Blog de la cuisine végane, plus aucune excuse pour ne pas décrocher le tablier suspendu au fin fond de nos cuisines !

Au fil des pages

Chaque protagoniste se fait tirer le portrait, et ainsi on comprend un peu plus leurs motivations et engagements. Bien sûr, elles profitent de cette prise de parole pour nous communiquer quelques bons tuyaux à retenir.

On avale les 4 saisons avec gourmandise : le printemps et son clafoutis aux petits pois signé Géraldine du blog My sweet faery, l'été et sa soupe de fruits d'été signée Juliette des Recettes de Juliette, l'automne et ses crackers de châtaignes made in Ophélie du blog Antigone 21 et enfin l'hiver et sa butternut farcie de Laurence du blog Petits repas (green) entre amis.

On en redemande avec les quelques classiques revisités qui nous donne l'eau à la bouche comme la tarte aux quetsches d'Ellen de Saveurs végétales, le chili sin carne de Delphine du blog Le plaisir des mets ou les tacos d'Émilie Murmure.

Les recettes insolites nous attirent définitivement droit dans la cuisine : comment en effet rester de marbre face au Layer Cake au mojito de Laura de VG Zone, au wok de faux poulet d'Émilie d’Aime et Mange ou les bouchées crues au cacao de Marie du blog Sweet&Four ?

Vous l'aurez compris, ce livre de cuisine n'est pas une compilation froide et monotone de recettes mais bien un véritable livre qui va renouveler nos techniques culinaires, donner des ailes à nos idées véganes ou tout simplement nous apprendre à cuisiner sans produit d'origine animale.

Puisqu'il est toujours plus agréable et rassurant de voir le résultat final d'une recette, chacune d'entre elles est illustrée par une très jolie photo colorée.

Avec Les blogueuses cuisinent vegan nous voilà d'attaque pour prendre possession de la cuisine armé d'un fouet et d'un économe. Il ne reste plus qu'à tester sur nos invités ce week-end !

Et bien sûr on attend avec impatience Les blogueurs cuisinent vegan, patience patience, ça viendra !

Les blogueuses cuisinent vegan, édition Larousse, 125 pages, 16.50€ frais de port inclus, sur la boutique de L214.