Bannière EN DIRECT / une webcam filme deux truies en cages dans un élevage

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Leurs heures s’écoulent en direct sous nos yeux. Nous, on peut retourner à nos moutons et revenir les voir des heures ou des jours plus tard : elles, n’auront pas bougé.

Elles sont deux mères reproductrices, filmées en direct par un élevage porcin situé dans le sud de l'Allemagne. Hors champ mais alignées côte à côte, 248 autres truies mènent la même existence, entre les barreaux d’une cage en métal.

 

Livecam élevage porcin

(lorsque le système vidéo fonctionne, l'image s'actualise toutes les 5 secondes)

Sur son site, l’élevage Müller affiche le slogan : “Faites l’expérience de l’agriculture d'aujourd'hui.” Peut-être est-ce par fierté qu'il ouvre les portes de sa performante usine, où des animaux vivent sans exister.

La même scène se passe en France, derrière les murs des exploitations porcines. L’élevage sur caillebotis est la réalité pour 95% des cochons : maintenus sur ce sol dur et ajouré, leurs déjections s’écoulent dans une fosse située en dessous. Les mères sont comme ces deux truies, bloquées dans des cages de maternité, privées de mouvements pendant toute la période d’allaitement. Elles seront ensuite enfermées dans d’autres cages pour une partie de la durée des gestations qu’elles enchaînent, au rythme des inséminations répétées. Elles passent dans ces prisons la moitié de leur vie de reproductrices. Puis usées, épuisées, ankylosées, elles sont tuées.

Quelle relation ces truies peuvent-elles nouer avec leurs porcelets ? Que peuvent-elles leur apprendre, leur faire découvrir ? Leurs petits leur seront enlevés précocement, vers 21 jours, alors qu’en liberté leur sevrage n’a lieu qu’à 3 ou 4 mois. Dans la nature, elles auraient construit un nid confortable dans un endroit sûr, avec des branchages pour les protéger. En élevage, elles sont impuissantes à défendre leurs petits à peine nés, lorsque l'éleveur les saisit pour leur couper les testicules, la queue et les dents sans anesthésie, et qu’ils hurlent de terreur et de douleur. Elles sont impuissantes lorsque l'un d'entre eux se retrouve dans le minuscule espace qu’elles occupent, et qu’elles ne peuvent rien faire pour éviter de l’écraser.

 

Un porcelet écrasé sous sa mère

 

A quoi songent les truies dans leur carcan, quand leur ennui est infini ? La vie rêvée des cochons est faite de terre à fouiller du groin, de festins en forêt, de vie en famille, de jeux, d’apprentissages. Un rêve qui ne se termine pas sous la lame d’un couteau. Donnons aux animaux la chance de vivre ce rêve-là.

 

 


Bannière Fromages vegan

Fromages vegan

  • Article du Mercredi 29 juillet 2015

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25 recettes, Editions La Plage, 2015, 13 € sur la boutique en ligne de L214

Dans la lignée de Vegan, dans lequel elle consacrait déjà une section aux fromages végétaux, Marie Laforêt livre dans Fromages Vegan le fruit de ses expérimentations plus poussées. Fromages Vegan  a beaucoup en commun avec le très réussi Desserts gourmands sans oeufs ni lait, par la même auteure : les deux ouvrages proposent une sélection à la fois des grands classiques et des spécialités en vogue actuellement, intégralement illustrés par de magnifiques photos dans une mise en page de qualité.

La partie d'introduction, qui présente les différentes techniques et ingrédients utilisés, est claire et concise. L'auteure y expose notamment ses réflexions sur la terminologie choisie pour désigner ces spécialités végétales. Ainsi explique-t-elle que le mot « fromage » est, de part son étymologie (« qui est fait dans une forme »), tout à fait apte à les désigner ce qui a un petit quelque chose de décomplexant. De quoi trancher entre les « faux-mages » et autres « fromazes » : c'est toujours bon de se simplifier la vie, n'est-ce-pas?

Cet ouvrage propose donc 25 recettes de fromages variés et tout aussi appétissants les uns que les autres, organisées en trois parties : Les grands classiques version vegan, Les fromages fermentés, Les spécialités fromagères maison. Il évite l'écueil que rencontrent certains autres ouvrages spécialisés et dont la plupart des recettes semblent être la déclinaison de la même recette de base... Ici, les recettes font appel à une variété de techniques et d'ingrédients, de sorte que même si un des ingrédients vous est indisponible, la plupart des autres recettes vous restent accessibles. Gageons que les quelques ingrédients plus rares (tofu lactofermenté, huile de coco désodorisée) seront bientôt disponibles plus largement dans les boutiques d'alimentation et les supermarchés. Le plus important : les recettes que nous avons testées ont toutes reçu un franc succès, tant au cours de repas de famille que de rencontre entre militants gourmands... Tout aussi esthétique que pratique, ce livre est une valeur sûre !

Photo de fromage vegan aux deux poivresPhoto de cheddar vegan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                      Fromage aux deux poivres et fromage style cheddar

 


Bannière Adopter un chat ? SVP lisez ceci

Adopter un chat ? SVP lisez ceci

  • Article du Lundi 27 juillet 2015

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Les mois d'été sont un véritable drame pour les refuges et leurs pensionnaires. Aux nombreux abandons qui précèdent les vacances s'ajoutent les portées de chatons qui affluent presque en tout temps. Parmi ces innombrables êtres en quête d'une famille pour la vie, tous ne sortiront pas du refuge. Certains auront plus de chance que d'autres. 

Ils ne sont peut-être pas tous beaux, jeunes, ou tirés à quatre épingles. Mais ils ont autant d'affection à recevoir et à donner. Ces chats (et ces chiens) différents vous attendent. Ne les oubliez pas.

Cette bande dessinée traduite en Français a été réalisée par Brittney:  http://8bitrevolver.tumblr.com


Bannière Elle photographie des animaux “de ferme” en refuge : des images rares et précieuses

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“Je suis photographe animalière à Melbourne, en Australie. Il me tient à coeur de permettre aux gens de voir les animaux de ferme comme des individus plutôt que comme du “bétail”. Les animaux élevés pour leur viande, leur lait ou leurs oeufs sont tout aussi dignes de mener une existence riche et heureuse que les chiens ou les chats.”

Tamara Kenneally possède un refuge pour animaux dits de ferme. C’est dans ce havre de paix, où chaque être retrouve sa liberté, loin des élevages et des abattoirs, que les animaux se révèlent face à l’objectif comme des individus uniques, ayant une histoire, une personnalité et des émotions.

Voici quelques uns de ses clichés accompagnés de ses annotations. Ouvrez grand les yeux et votre coeur.

 

Ivy regarde le soleil, pour la première fois de sa vie. Après une vie en batterie.

 

 

Ce petit coeur a été trouvé dans un enclos, seule au milieu d’autres agneaux morts. Dans ce pays, 15 millions d’agneaux meurent dans les 48 premières heures de leur vie. Son nom est Scrunky.

 

 

Voici Rhonda et Popeye, né par accident au refuge. Popeye n’est pas le fils biologique de Rhonda : en réalité l’oeuf que Rhonda a couvé a été pondu par Pickles. Mais ces deux là s’en moquent, ils sont inséparables. :)

 

 

J’aime la simplicité de cette image. Elle crie: “J’ai confiance en toi”.

 

 

“Bonjour gros mouton, je suis Banjo. C’est toi ma maman ?” Pauvre Banjo, comme tant de jeunes agneaux dans ce pays, sa mère est morte. Tous les bébés devraient avoir une mère. Mais Righty sera son protecteur lorsqu’elle rejoindra le troupeau. Pour toujours.

 

 

Ils ne sont pas frères de sang, mais des frères de coeur. Sauvés ensemble. Elevés ensemble. Les meilleurs amis. Trouble et Greedy.

 

 

Elsie a été trouvée errante, atteinte de pneumonie. Effrayée par les humains et les moutons, elle s’est isolée pendant 3 mois avant de se décider à rejoindre le troupeau. Righty l’a accueillie à bras ouverts. Wrinkles est tombé amoureux et reste à ses côtés la plupart du temps.

 

 

"Hey, toi derrière ta caméra, est-ce que j’ai bien nettoyé toute la boue de mon visage ?

- Oui, Templeton, touuuut est parti…"

 

 

“Pourquoi voudriez-vous soigner un agneau avec tant de blessures au visage ?”

Cette photo répond à la question. Greedy aime la vie.

 

 

Je regarde mes mails sur la terrasse… et qui voilà : Wrinkles !

 

 

Le coeur lourd, je vous annonce que Scully a quitté le monde ce matin. Son petit corps martyr n’a pas résisté. Elle aura connu 4 jours de liberté, de soin et d’amour. Elle avait conquis le coeur de tous ceux qui l’ont croisée. Elle a appris a ouvrir toutes les portes de la maison. Elle était devenue amie avec un chat et un chien. Elle fut traitée comme l’être unique qu’elle était.

 

 

Molly et Chloe à dix semaines. Il est très difficile de sauver des poulets dits “de chair”. Ces poulets sont créés pour grandir extrêmement vite. Pour le moment, ils courent, c’est merveilleux. Mais je sais que bientôt, ils seront trop gros et ne pourront plus marcher, et je devrai prendre une décision pour eux. Pour le moment, je veux juste les laisser être le plus heureux possible.

 

 

Wrinkles prend toujours soin de bien dire à tout le monde combien il les aime. Voilà un bisou pour Junior. Wrinkles était destiné à finir sous un couteau de boucher. Il a été sevré terriblement tôt, et nous pensons que cela a affecté sa croissance. Il sera toujours un mouton de petite taille. Il est si beau et plein d’amour pour chacun.

 

 

Les histoires d’amour n’appartiennent pas qu’aux humains. L’histoire d’amour de Super Chicken et Sweetness.

 

Vous pouvez faire un don au refuge de Tamara, Lefty's Place, ou acheter une impression de ses photos sur son site : www.tamarakenneallyphotography.com

ainsi que suivre sa page sur facebook.

 

 


Bannière Adam : le jour où je suis devenu végétarien

Adam : le jour où je suis devenu végétarien

  • Article du Mardi 14 juillet 2015

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Souvenirs...

Le 5 juillet 2006, je prenais une grande décision, de celles qui nous marquent et nous changent à vie. Je m'en souviens encore en détail. La veille j'avais regardé un de ces documentaires sur les animaux et notre rapport à eux, à leur exploitation. Viande, lait, œufs. Sang. Cris. Larmes. Je savais très bien que ces témoignages existaient, je n'osais juste pas m'y confronter.

Et puis un déclic. Un éclair ? Je crois ne pas avoir tenu plus de vingt minutes devant la vidéo. Il ne s'agissait pas de montage gore ou spectaculaire, c'était bien pire que ça : la réalité, dure et froide, concrète, l'autre versant de la barquette de poulet et de la brique de lait. L'autre côté aussi de ma fourchette, de mon frigo. Mon estomac. Je prenais ma décision juste après, ou plutôt elle s'imposait à moi, limpide, évidente. Les bouddhistes parleraient d'un "éveil", et c'est peut être ce qui s'en rapproche le plus.

Un éveil donc, en forme d'un grand "non" à la passivité consumériste ignorante qui avait jusque là guidé mes papilles et mon appétit, cette langueur béate encore si présente, qui nous permet de tolérer l'intolérable. Avec tout le poids d'une société qui a bâti sur le mensonge et la dissimulation son art cruel de l'exploitation des êtres sentients. Mais aussi de mes propres œillères, héritées de la peur de l'inconnu et de la remise en question. Et du dogme spéciste, si bien enfoui en nous qu'on en ignore souvent l'existence.

Mais un grand "oui" aussi, lumineux lui, édifiant. Celui de l'ouverture à l'Autre, fut-il plus petit, poilu, à plume, à cornes ou à bec. Lui qui en tous les cas mérite de vivre, lui qui est richesse incalculable, lui dont l'exploitation est un crime contre tous.

Je ne saurais décrire ici les mille et un enrichissements que cette décision vitale a eu depuis sur ma vie, les rencontres qu'elle aura permises, les causes pour lesquelles elle m'aura fait lutter, et espérer. Je sais en tous cas que ce choix, au fond simple et à la portée de tous, me permet, plusieurs années après, d'avoir une certaine fierté quant au chemin parcouru.

Il ne s'agit pas de chercher à atteindre une improbable perfection, encore moins d'un quelconque attrait pour la marge. Il s'agit simplement d'agir selon les informations dont on dispose et de changer pour le mieux. Pour soi, pour eux.

 

Photo d'Adam lors d'une manifestation avec des animaux morts organisée en 2011 par L214

 


Bannière Sport et véganisme : encore un record pour Scott Jurek !

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Et voilà qu’il en rajoute une couche ! Scott Jurek était déjà une légende vivante dans le monde de l’ultra-running, c’est à dire des courses à pied de très longues distances, toujours supérieures aux marathons. Ce dimanche 12 juillet, le voilà devenu l’homme le plus rapide à parcourir, de bout en bout, le Sentier des Appalaches (un des trois chemins de grande randonnée les plus célèbres des Etats-Unis).

Scott Jurek en plein ascension

3 522 kilomètres de montagne et 157 km de dénivelé (!) avalés en seulement 46 jours, 8 heures et 7 minutes. Pour réaliser cet exploit, Scott Jurek a du maintenir une cadence moyenne presque équivalente à deux marathons par jour, malgré une entorse au genou, un virus gastrique, les privations de sommeil ou encore la profusion de boue générée par des pluies diluviennes. À 41 ans, le sportif a tenu à aller au bout de lui même pour tirer sa révérence et conclure sa carrière en beauté.

Vegan depuis 1999

Ce record s’ajoute ainsi à un palmarès exceptionnel, riche de nombreuses victoires sur les ultra-marathons les plus prestigieux au monde tels que le Spartathlon (245 km entre Athènes et Sparte) ou les 135-miles de Badwater dans le désert brulant de la Death Valley. Notons surtout ses 7 victoires consécutives à la mythique course Western States Endurance Run et son record de 267 kilomètres parcourus en 24 heures.

Victoire de Scott Jurek au trail des AppalachesVégétarien depuis 1997 et vegan depuis 1999, Scott Jurek a acquis tous ses succès avec une alimentation 100% végétale. En outre de ses motivations éthiques et environnementales, il a souvent vanté son végétalisme comme un facteur clé de ses performances athlétiques, de ses capacités à récupérer après l’effort, à augmenter la charge d’entrainement et éviter les blessures.

Ultra-marathons et crèmes glacées

Après avoir été très largement mis en avant dans le bestseller de Christopher McDougall, Born to Run, Scott Jurek a écrit son propre livre Eat & Run (Manger pour gagner), tout récemment traduit en français. Il y raconte sa vie, ses aventures et y dévoile ses propres recettes sans aucun produit d’origine animale.

Félicitons-le pour avoir démontré, une fois de plus, qu’il n’y a nul besoin de faire subir quoi que soit aux animaux pour avoir la force et l’énergie de soulever des montagnes. Et souhaitons-lui désormais de bien se reposer en profitant de sa nourriture favorite : des currys avec supplément de lait de coco, accompagnés de grandes pintes de crème glacée végane, de beignets de pomme de terre et de pain frit !

Flavien Bascoul


Remarque : ce nouveau record sur le Sentier des Appalaches nous rappelle l’aventure de Josh Garett, en août 2013. Cet autre sportif vegan avait alors parcouru les quelques 4 273 kilomètres du Pacific Crest Trail (chemin de grande randonnée traversant les Etats-Unis depuis le Mexique jusqu’au Canada) en 59 jours et récolté plus de 25 000 dollars au profit de l’association Mercy for Animals. Qui dit mieux ?

 


Bannière Fort Boyard: l'engagement d'Aymeric Caron pour les animaux

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Aymeric Caron a été sollicité par France 2 pour participer à Fort Boyard. Il a longuement réfléchi et a accepté. Puis, il nous a appelé.

Ça nous a fait tout drôle. Fort Boyard ?

En tant que défenseurs des animaux, travaillant à la fin de leur exploitation, nous avons tout d’abord pensé à eux. Quel intérêt pour les animaux ?

D’un côté, il y a des animaux captifs, exhibés et utilisés pour faire le spectacle. Une pratique immorale que nous ne pouvons que dénoncer, une pratique non remise en cause à Fort Boyard.

De l’autre côté, il y a les 3 millions de téléspectateurs de tous âges qui regardent l’émission. Captivés, ils suivent les participants relever des défis physiques et intellectuels. D’épreuve en épreuve, les “héros” du jour retiennent leur attention pendant 1h30.

Aymeric y est allé parce qu’il y a des centaines de milliards d’animaux qui sont tués à travers le monde pour être mangés chaque année. Il y est allé parce qu’il veut faire passer un message pour eux et que c’est une opportunité énorme. Et il a choisi L214 parce qu’il pense que les actions de notre association sont efficaces, que les enquêtes que nous menons permettent une prise de conscience. Lui aussi croit à la fin de la consommation de viande, à la fin de l’exploitation des animaux. Aymeric est un excellent ambassadeur, il sait trouver les mots justes pour toucher le coeur d’un public familial.

Les spectateurs de Fort Boyard considèrent sans doute normal que des tigres soient captifs, que les animaux nous divertissent. Ils considèrent sûrement normal, naturel et nécessaire de manger des animaux, du lait ou des oeufs. Après cette émission, grâce à la participation d’Aymeric Caron, un certain nombre d’entre eux aura été amené à se poser des questions, et peut-être à ouvrir les yeux.

Grâce à cette tribune, plusieurs téléspectateurs découvriront L214. Certains se tourneront vers l’association. Ils en viendront à voir les animaux tels qu’ils sont : des individus ayant chacun une personnalité, des émotions, le désir de vivre. Ils réaliseront le paradoxe de considérer les animaux comme des êtres sensibles tout en les exploitant sans merci, dans les élevages ou dans les spectacles. Ils découvriront qu’une autre alimentation est possible, qu’une société vegan est possible. Et qu’ils peuvent agir pour aider à la construire.

Nous remercions vivement Aymeric et son équipe : Gérard, Hélène, Carinne, Damien et Laurent. Merci d’avoir offert cette forte visibilité à L214.
Une somme d’argent sera versée à L214. Elle nous aidera à continuer nos actions. Jusqu’à ce que tous les animaux soient libres.