Bannière Ex-inspecteur vétérinaire en abattoir : un témoignage accablant

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Martial Albar, ex-inspecteur assermenté des Services Vétérinaires et consultant en sécurité alimentaire, nous livre son expérience en tant que professionnel dans plusieurs abattoirs de France. Il décrit une situation qui l'a poussé à démissionner après 15 ans de service. Nous le remercions vivement d'avoir accepté de témoigner.

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Durant toute notre formation en inspection vétérinaire à Lyon Corbas en 1996 et 1997, nous allions nous former à l'abattoir Cibevial.

Nous y avons vu toutes les horreurs pratiquées par les négociants concurrents dans les écuries de l'abattoir (sabotage d'animaux vivants pour déprécier leur valeur marchande lors de l'inspection sur la chaîne) comme perforer les reins par des aiguilles à tricoter, introduire des bâtons avec des piquants au bout dans le vagin des vaches.

Sur la chaîne, nous avons vu toutes les maltraitances pour faire avancer les animaux jusqu'au piège à coup d'aiguillons électriques ou de barres de fer, tous les défauts d'étourdissement et les égorgements conscients, avec le retrait du masque et la section des antérieurs alors même que la vache avait perdu à peine 5 litres de sang.

Je ne parle pas des abattages rituels pratiqués avec des cadences élevées, des jets de sang de plus de 3 mètres lors de l'égorgement de bovins de 800 kgs.

une vache et son veau à l'abattoir d'Alès

une vache et son veau à l'abattoir d'Alès (Gard)

J'ai réalisé 2 mois de stage à l'abattoir de Chaumont (Haute-Marne) où les conditions étaient déplorables, simplement atténuées par des cadences moins importantes. J'ai ensuite travaillé pendant plus de 3 ans (de 1998 à 2001) à l'abattoir de Pont Sainte-Marie (Aube), petit abattoir avec une équipe de 11 opérateurs.

J'y ai retrouvé les mêmes maltraitances sur la chaîne avec des étourdissements ratés, incomplets. Le sous-effectif du personnel, la cadence à tenir forçaient le personnel à ne pas se préoccuper de la condition animale.

Mais, en instaurant de bonnes relations avec l'équipe, j'ai pu leur demander d'améliorer considérablement la situation, notamment en éliminant les aiguillons et en attendant la saignée complète et donc la mort clinique avant de commencer à « travailler » la dépouille.

J'ai par la suite, de 2002 à 2010, effectué de nombreux remplacements à l'abattoir de Bonneville (Haute-Savoie) et réalisé l'inspection durant les fêtes de l'Aïd-el-Kebir à l'abattoir de Megève (Haute-Savoie).

Malgré les années qui passaient, l'évolution et les améliorations qui auraient dû être perceptibles, la situation avait en fait peu changé. L'abattoir de Megève (aujourd'hui rénové depuis 2012) était une catastrophe sanitaire et écologique, une tuerie digne du Moyen Âge au milieu du luxe extrême de Megève. 

Ce que j'ai pu voir, subir, vérifier et confirmer en plus de 15 ans, c'est que les méthodes d' « étourdissement » ne sont absolument pas conçues pour « anesthésier » les animaux mais bien pour permettre d'assurer des cadences toujours plus élevées et sécuriser les opérateurs.

porcelet à l'abattoir du Vigan

un porcelet à l'abattoir du Vigan (Gard)

Les services vétérinaires exercent relativement correctement leurs missions en matière d'hygiène dans les abattoirs, en revanche très peu ou pas du tout en matière de protection animale. Mes ex-collègues et ma hiérarchie ont souvent été prudents ou réfractaires à faire appliquer les règles de protection animale, plus réfractaires encore à sanctionner les maltraitances et les infractions.

La première raison est de ne pas entraver commercialement le fonctionnement de l'abattoir et la seconde, surtout chez les inspecteurs masculins, de ne pas être taxés de « sensiblerie » à l'égard des animaux.

Les rares notes internes ou de service relatives à la protection animale ont été peu appliquées et proviennent de bureaucrates du Ministère qui n'ont soit jamais mis les pieds dans un abattoir, soit en situation de visite bien organisée, dans des conditions édulcorées.

- février 2016.

 

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Vous pouvez signer pour demander une commission d'enquête sur les abattoirs en France sur vigan.abattoir-made-in-france.com

 

 


Bannière Comment une vidéo peut changer la vie

Comment une vidéo peut changer la vie

  • Article du Jeudi 25 février 2016

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Rien ne semblait prédestiner Brian à consacrer son énergie aux animaux, mais tout a changé suite à une vidéo de la campagne "Stop Gavage". Zoom sur un parcours inédit et bien inspirant !

 

Brian, jusqu’à il y a quelques années, tu ne t’es jamais vraiment intéressé aux animaux et tu adorais la viande, comment es-tu devenu vegan et a intégré l’équipe de L214 ?

 

En effet ! Mais tout a changé en décembre 2006, quand je suis tombé sur une vidéo de Stop Gavage* sur Internet. C’était une vidéo sur le gavage des canards. J’ai vraiment été choqué. J’ai tout de suite signé la pétition et arrêté le foie gras.

Environ trois mois plus tard, j'avais pas mal cogité. J’ai fini par me dire que pour la viande c’était pareil, et j’ai donc décidé d’arrêter aussi la viande. J’ai mangé encore du poisson pendant un mois en essayant de me persuader qu’il n’y avait pas de problème pour les poissons, puis je me suis renseigné et, évidemment, c’était horrible. Par contre, consommer des produits laitiers et des œufs ne me questionnait pas, d’autant plus que je les consommais bio. Comme pour beaucoup, j’avais une image bucolique du bio, des images de prairies dans la tête, et pour moi à l’époque, le problème c’était l’élevage, je ne pensais pas à l’abattage.

« Quand j’ai compris qu’on pouvait vivre sans manger les animaux,
j’ai enfin pu percevoir l’animal comme une autre personne
qu’il est injustifiable de tuer. »

Ça ne me choquait pas qu’on doive tuer pour ce que je croyais être une nécessité (manger de la viande). Mais quand j’ai remis en cause le naturalisme et que j’ai compris qu’on pouvait vivre sans manger les animaux, j’ai enfin pu percevoir l’animal comme une autre personne qu’il est injustifiable de tuer. Puis, en discutant sur des forums végétariens, j’ai vite compris que le lait et les œufs c’était pas top non plus pour les animaux… L’été 2007, je suis devenu vegan.

 

Brian sur une action contre les oeufs de batterie en supermarchés

 
Comment a réagi ton entourage ?

 

Je n’ai pas eu de pression de la part de ma famille, mais je sentais bien que ce n’était pas accepté. J’ai découvert tout ça en même temps que ma compagne de l’époque, nous étions en train de nous installer ensemble et on est devenus végétariens tous les deux. Avec le temps, ma famille a fini par beaucoup mieux accepter mon choix.

 

Quand as-tu commencé à militer ?

 

J’avais déjà une sensibilité écolo.
Actuellement, je m’intéresse toujours à l’environnement ainsi qu’à la faim et à la misère dans le monde. Même si je ne milite pas directement pour ces causes, j’agis indirectement puisque je travaille à la promotion du véganisme. Que le véganisme soit positif pour d’autres humains ou pour l’environnement, c’est une vraie valeur ajoutée ! Si on utilisait les céréales et les légumineuses destinées aux animaux d’élevage pour nourrir directement des humains, on pourrait vraiment faire baisser la faim dans le monde. En avoir conscience permet de se recentrer sur les vrais sujets : arrêter ou diminuer sa conso de viande, c’est beaucoup plus efficace que de prendre une douche au lieu d’un bain.

La question de l’enfermement dans les prisons m’a aussi toujours beaucoup touché. En lisant Pourquoi faudrait-il punir ? de Catherine Baker, je me suis rendu compte que les prisons, même dans les pays démocratiques, sont comme des zones de non droit pour les détenus.

La question de la Corée du Nord m’interpelle aussi beaucoup. Comme, à part Amnesty International, il n’y a que très peu d’asso en France qui traitent du sujet, j’avais pensé à créer une association et j’ai pris contact début 2014 avec Liberty In North Corea (LINK), une structure nord-américaine. Je voulais essayer de relayer leurs actions en France. LINK a pour objectif de lever des fonds pour aider les Nord-Coréens à fuir la dictature en franchissant la frontière chinoise, puis à faire en sorte qu’ils soient protégés jusqu’à ce qu’ils atteignent la Corée du Sud ou les USA. Avec une autre personne motivée, on a projeté d’organiser des conférences et des projections pour lever des fonds, mais c’était compliqué et ça n’a jamais abouti : LINK étant une structure américaine, et la Corée du Nord étant très éloignée de notre quotidien en France, c’était vraiment difficile de toucher les gens. J’ai aussi l’impression qu’aux États-Unis les gens donnent beaucoup plus facilement aux associations qu’en France, où l’argent est très tabou. Par exemple pour les legs, aux États-Unis, la plupart des gens rédigent leur testament quand ils se marient. Ici, on a l’impression que si on rédige son testament, on va mourir !

 

Et par rapport aux animaux ?

 

Les images sur la souffrance des animaux d’élevage m’ont vraiment choqué, voir un être souffrir ce n’est pas rien. J’étais devenu vegan, mais je voulais faire plus, je voulais que les choses changent.

J’ai rencontré des personnes motivées dans ma ville, Lyon, et on a décidé de créer l’association Dignité Animale. On traitait un peu tous les thèmes liés à l’exploitation animale, mais Dignité Animale était surtout axée sur les cirques avec des animaux et la fourrure. On ne s’occupait pas de l’expérimentation animale car il y avait déjà une autre association locale, le Glaive, qui était active sur ce sujet.

« Les images sur la souffrance des animaux d’élevage
m’ont vraiment touché,
voir un être souffrir ce n’est pas rien. »

Par rapport aux cirques, comme des municipalités avaient signé des arrêtés municipaux pour interdire les cirques avec animaux, on s’est dit qu’on pouvait sans doute faire bouger les choses de ce côté-là. Sur une cinquantaine de communes du Grand Lyon contactées, cinq ont signé un arrêté interdisant les cirques avec animaux. Certaines n’étaient pas du tout intéressées, d’autres vaguement mais ça n’aboutissait pas. L’une d’elle a signé tout de suite, car elle avait eu un incident avec un animal détenu par un cirque.

                          Brian en action à Lyon

 

On faisait aussi des rassemblements devant les cirques, ce qui est loin d’être facile. En 2010, sous le prétexte officiel que les gens du cirque allaient organiser une contre manifestation, les CRS nous ont obligés à aller dans une rue éloignée et vide. On a porté plainte contre l’État, trois ans après le jugement a été rendu en notre défaveur…

On organisait aussi une marche annuelle contre la fourrure à Lyon, on était une cinquantaine - c’est dur de mobiliser les gens ! Bien sûr, on faisait aussi des stands d’info. Au début, on distribuait des tracts qu’on avait gratuitement par L214 et One Voice, puis on a imprimé nos propres tracts avec les fonds qu’on récupérait sur les stands et par les adhésions.

En 2013, il y a l’action en faveur de Baby et Népal, deux éléphantes ayant autrefois appartenu au cirque Pinder et exhibées depuis des années au zoo du Parc de la Tête d’Or, à Lyon : suspectées d’être porteuses de la tuberculose, un arrêté préfectoral avait été pris le 11 décembre 2012 pour qu’elles soient euthanasiées au titre du principe de précaution. L’affaire a rapidement pris une tournure nationale, notamment quand Brigitte Bardot a menacé de s’expatrier en Russie si elles étaient tuées. Dignité Animale  a organisé en janvier 2013 une marche au parc de la Tête d’Or qui a rassemblé environ 200 personnes et divers médias nationaux. Après bien des rebondissements, les éléphantes ont fini par être sauvées. Elles connaissent enfin des jours heureux dans un refuge à Monaco, et il s’est finalement avéré qu’elles n’étaient pas porteuses de la tuberculose.

 

Comment en es-tu venu à t’investir à L214 ?

 

Quand j’étais à Dignité Animale, je voulais militer de manière sectorielle en agissant pour abolir ce qui semblait le plus facile, comme le cirque ou la corrida. Puis, j’ai décidé de consacrer mon temps pour militer en faveur des animaux d’élevage, où le nombre de victimes est astronomique. J’ai compris qu’il suffit qu’une cantine propose des menus végés ou même qu’une personne arrête ou réduise sa consommation de viande pour que ça ait déjà un impact sur le nombre d’animaux épargnés. Pour moi, sauver le plus d’animaux possible était devenu une priorité : c’est pour ça que je me suis tourné vers L214.

J’ai commencé par faire beaucoup de tractages Monoprix et je participais bien sûr aux actions en général, par exemple à des actions compteur. J’essayais aussi de mobiliser d’autres personnes.

« Sauver le plus d’animaux possibles était devenu ma priorité :
c’est pour ça que je me suis tourné vers L214. »

Professionnellement, j’avais travaillé un temps dans les fruits et légumes, puis dans de l’administratif, mais depuis 2012, j’attendais d’être engagé au magasin Un Monde Vegan (UMV) qui devait ouvrir à Lyon. Pour moi, c’était un moyen d’allier ma vie professionnelle à une forme de militantisme, même si c’est un commerce, UMV œuvre en effet à la diffusion du véganisme. Vu que j’étais à ce moment-là sans emploi et comme ce projet prenait beaucoup de retard (la boutique UMV a finalement ouvert à Lyon en novembre 2015), je me suis de plus en plus investi à L214, et j’ai commencé à y travailler en tant que salarié en novembre 2014. Comme toutes les personnes de l’équipe, je suis assez polyvalent. Actuellement, je travaille sur la campagne en faveur des poules pondeuses, je suis également un des coordinateurs du réseau national, je m’occupe aussi entre autres de l’agenda animaliste, de certaines lettres d’infos et je suis la personne référente des actions sur Lyon, et j’occupe encore plein d’autres fonctions : il y a tant à faire pour les animaux !

 

Finalement on peut dire qu’une vidéo a complètement changé ta vie !

 

Oui, ce sont vraiment ces images de gavage qui ont été le déclic.

Avant la vidéo sur le foie gras, j’avais vu des vidéos trash sur la fourrure mais ça ne me concernait pas directement. Ok, j’avais signé la pétition, mais comme je ne portais jamais de fourrure, ça ne remettait pas du tout en question mon quotidien. Par contre, pour le foie gras, les images m’avaient vraiment interpellé, elles ne me quittaient pas. 

                                    Brian sur une action contre le foie gras
 

J’adorais la viande, j’en mangeais à tous les repas, j’y ai pourtant renoncé vraiment facilement quand j’ai réalisé ce que les animaux enduraient. Tout au début de mon véganisme, je ne savais même pas que les laits végétaux existaient : j’ai donc remplacé mon bol de lait/corn-flakes du matin par de la compote et des fruits. Je m’étais seulement renseigné sur l’apport protéique, et je me suis mis à manger des lentilles en conserve. J’ai progressivement appris à cuisiner avec ma compagne actuelle (qui était végétarienne bien avant qu’on se rencontre, et qui est ensuite devenue vegan), et aujourd’hui j’aime bien cuisiner, même si je me limite aux préparations simples. Je suis vraiment parti de zéro : au début, je mangeais des lentilles en boîte, des pâtes, du riz et du tofu sans assaisonnement !

« J’adorais la viande, j’en mangeais à tous les repas,
mais j’y ai renoncé vraiment facilement
quand j’ai réalisé ce que les animaux enduraient. »

Je suis plutôt optimiste pour l’évolution de la question animale. Depuis que je milite pour les animaux, j’ai vraiment noté une différence, j’ai l’impression que ça commence à devenir une vraie question de société. Il y a une dizaine d’années, si la question animale était abordée par les journalistes, c’était sur le ton de la moquerie ou du mépris. Maintenant, il y a au moins le respect de débattre de cette question. Les gens ne sont pas insensibles, c’est juste qu’ils ne sont pas informés, comme cela a été aussi mon cas. Quand ils découvrent ce qui se passe dans les élevages, par exemple le broyage des poussins, ils sont offusqués : faire passer l’information, montrer des vidéos, c’est vraiment super important, c’est ça qui fait bouger les choses.


* Stop Gavage est le nom du collectif créé en 2003 contre le gavage des canards et des oies, par les militants qui créeront par la suite L214, en 2008.


Bannière Antibiorésistance: 25 000 décès/an en Europe, la viande mise en cause par les autorités sanitaires

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Les 10 et 11 février 2016, deux autorités internationales ont jeté un nouveau pavé dans la mare des productions animales, révélant “une menace émergente pour la santé publique”.

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Agence européenne de sécurité sanitaire des aliments (EFSA) ont tous deux réaffirmé le danger du développement de la résistance des bactéries aux antibiotiques, et la part de responsabilité considérable de l’élevage d’animaux pour la consommation alimentaire.

 

 

Face aux ministres européens de la santé et de l’agriculture, la Directrice générale adjointe de la FAO a rappelé que 7 maladies humaines sur dix nouvellement découvertes sont d’origine animale. En 2015, la FAO avait appelé à une action urgente pour répondre à la menace croissante des pathogènes qui résistent aux médicaments dans les filières de production alimentaire terrestres et aquatiques.

De son côté, l’EFSA a publié le 11 février un rapport sur la résistance bactérienne en Europe chez les humains, les animaux et dans les aliments. L’Agence alerte entre autres sur les risques liés à la bactérie Campylobacter, la maladie bactérienne alimentaire touchant le plus fréquemment les Européens. Cette bactérie est très présente chez les poulets : 76% des carcasses de poulets en sont contaminés, selon l’EFSA. Chez 69,8% des poulets, cette bactérie est désormais résistante à un antibiotique extrêmement important en médecine humaine, la ciprofloxacine. Par ailleurs, l'EFSA avait déjà averti en 2010 que la viande de volaille s’avère être une source majeure, si ce n’est la plus importante, d’infection par Campylobacter chez l’homme.

De même, une part importante des bactéries salmonelles (provoquant la 2nde maladie alimentaire la plus fréquente chez les Européens) est devenue résistante à plusieurs médicaments. Cette résistance s’est retrouvée chez les humains (26% des bactéries) mais aussi dans la viande de poulet (24,8%) et de dinde (30,5%).

Les conséquences de cette antibiorésistance sont, sans aucun doute, une océan inquantifiable de souffrance pour les millions d’animaux touchés, que les médicaments ne soignent plus. Il est utile de rappeler que la production toujours plus intensive, dans des conditions de promiscuité toujours plus propices à la prolifération bactérienne, a largement contribué à cette spirale infernale (plus d’antibio, plus de résistance, plus de victimes) qui aujourd’hui s’abat sur les humains comme sur les animaux non-humains.

Concernant les humains, les ravages de l’antibiorésistance sont connus : le commissaire européen à la santé, Vytenis Andriukaitis, a déclaré : « Chaque année, dans l'UE, les infections causées par des bactéries résistantes aux antimicrobiens provoquent environ 25.000 décès. »

La résolution de ce problème majeur ne se fera pas sans un changement en profondeur des pratiques agricoles et des habitudes alimentaires. Les productions animales ont prouvé qu’elles ne rendent service ni à la santé humaine, ni aux animaux, ni à l’environnement. Si elles profitent à une minorité, elles ont un coût majeur pour la société dans sa globalité.

Nous avons tous une responsabilité et la possibilité de choisir. Tournons-nous vers une autre agriculture, consommons de façon éthique et consciente : www.vegan-pratique.fr

 

Qu'est-ce que l’antibiorésistance ?

L’antibiorésistance apparait lorsque des bactéries ne sont plus tuées par les antibiotiques qui sont censés les combattre : elles deviennent résistantes, et il devient difficile de soigner les affections qu’elles provoquent.

Les bactéries qui affectent les animaux en élevage peuvent être les mêmes que celles qui affectent les humains. Des bactéries issues des élevages peuvent se transmettre aux humains, via le contact direct des animaux, mais aussi via la viande contaminée.

L’utilisation massive d’antibiotiques en élevage contribue à l’apparition des résistances bactériennes. Les mêmes antibiotiques sont utilisés en médecine humaine et dans les élevages ; la menace concerne donc autant la santé des humains que des non-humains.

 

sources :

FAO, La FAO appelle à une action internationale face à la résistance aux antimicrobiens, 10 février 2016

EFSA, La résistance aux antimicrobiens augmente dans l'Union européenne, avertissent l'EFSA et l'ECDC, 11 février 2016

EFSA, L’EFSA publie une étude sur la présence de Campylobacter et de Salmonella dans les poulets au sein de l’UE, 17 mars 2010

 


Bannière M'TOTO

M'TOTO

  • Article du Mercredi 17 février 2016

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Vous cherchiez un livre pour parler du végétarisme aux plus jeunes ? Cette belle histoire d'amitié entre une petite fille et un crocodile tombe à pic !

Quand M'Toto va à la rivière, de grands dangers la guettent : la noyade, puis un crocodile qui la sort de l'eau… pour la sauver. Heureusement, Kroko est un crocodile végétarien ! Elle va découvrir son histoire et le présenter à ses parents au village. Finiront-ils par comprendre qu'ils n'ont rien à craindre de ce crocodile inoffensif, qui ne mange « que de l'herbe et des fleurs » ?

couverture du livre M'Toto  Illustration du livre M'toto 
M'Toto est un livre plein de rires et haut en couleurs
qui plaira aux petits et aux grands !

dessins du crocodile et de M'toto ensemble
L'aventure de M'Toto est écrite et illustrée par Anne Wilsdorf
et disponible sur la boutique en ligne de L214.

 


Bannière L'éthique à table, un livre de Peter Singer et Jim Mason

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L’Éthique à table est un livre qui combine un formidable travail d’enquête à une réflexion éthique, avec pour objectif de permettre à chacun de faire de meilleurs choix alimentaires.

Peter Singer et Jim Mason partent de la face visible de l’alimentation, nos achats au supermarché, en allant à la rencontre de trois familles : une famille qui a le mode de consommation standard, une famille « d’omnivores consciencieux » (attentifs aux conditions de production de ce qu’ils achètent) et une famille végane. Partant de la liste de courses de chacune, ils remontent vers la face cachée : la chaîne de production et de distribution. Ce périple les conduit à rencontrer une foule de gens qui sont autant de voix ou de regards sur ce qui va bien ou mal dans notre consommation alimentaire : des éleveurs, agriculteurs, pêcheurs, restaurateurs, distributeurs, chercheurs, militants associatifs, journalistes, freeganes (personnes qui se nourrissent d’aliments récupérés dans les bennes à ordures)…

À travers ce parcours, ils rassemblent les données montrant l’impact des modes de production et de consommation alimentaires sur la condition animale, l’environnement, les travailleurs, ou encore les problèmes de la faim et de la pauvreté dans le monde. Ces éléments constituent le matériau factuel qui permet d’aborder les questions éthiques concrètes que soulève l’alimentation. Faut-il acheter les produits de l’élevage industriel ? Les OGM sont-ils une chance ou un danger ? Que penser du commerce équitable ? Est-il moral de consommer des produits d’origine animale ? Faut-il acheter des denrées produites localement ? L’agriculture biologique est-elle préférable à l’agriculture conventionnelle ?

Sur chaque sujet, les auteurs exposent leurs propres arguments et conclusions, tout évoquant les autres thèses en présence, le tout sans passer par un lourd exposé didactique.

Décortiquer les maillons de la chaîne de production des aliments les plus couramment consommés en Occident : c’est cet impressionnant travail de recherche que relatent Jim Mason et Peter Singer dans L’Éthique à table.

Nos deux auteurs vont échanger avec trois familles américaines qui ont chacune un régime alimentaire bien différent : l’une se nourrit de manière standard, la seconde s’efforce de faire des choix plus consciencieux dans la mesure du possible, et la troisième est vegan. De l’élevage industriel à l’agriculture biologique en passant par la pêche et l’aquaculture, le commerce équitable, le local et les OGM, toutes les facettes de la production alimentaire sont passées au crible. Les conclusions, parfois inattendues, nous permettent de mieux saisir l’influence souvent sous-estimée de nos choix alimentaires sur le monde qui nous entoure.

L’édition française du livre comporte, outre la traduction du texte original, des encadrés rédigés par Estiva Reus qui apportent une information complémentaire sur la situation française ou européenne.

L’élevage industriel, une plaie à éviter

S’il y a bien un sujet sur lequel ce livre est sans concession, c’est l’élevage industriel. Entre dommages à l’environnement, parfois irréversibles, travail répétitif et aliénant, et surtout souffrance des animaux omniprésente, il n’y a strictement rien qui puisse justifier de consommer des produits qui en soient issus. Poules pondeuses en cages de batterie, truies enfermées dans des stalles, poulets entassés par dizaines de milliers dans des hangars : chaque minute de vie est un enfer pour les animaux des fermes-usines. La pêche intensive et l’aquaculture ne sont pas épargnées, bien au contraire, puisqu’il s’agit des activités les plus meurtrières avec plus de 1000 milliards de poissons tués par an.

En creusant un peu, il s’avère que le faible coût des produits issus de l’élevage industriel est trompeur : en prenant en compte les dégâts écologiques épongés par la collectivité, les problèmes de santé des personnes habitant à proximité des élevages, les subventions de l’État ou encore les salaires misérables et les conditions de travail éprouvantes des employés, l’addition est bien plus salée. Si l’élevage industriel subsiste, c’est uniquement parce que d’autres que les consommateurs en paient les coûts cachés contre leur gré.

Vers un élevage respectueux ?

On pourrait donc avoir envie de se tourner vers un élevage qui respecte les besoins vitaux des animaux. Dès les premières investigations de nos auteurs, les différents labels certifiant le bien-être des animaux se révèlent peu convaincants. Certains n’imposent aucune véritable contrainte aux éleveurs et sont simplement des leurres destinés aux consommateurs. D’autres garantissent des pratiques moins cruelles à certains égards, mais qui restent problématiques à plus d’un titre. Si la mention « œufs plein air » garantit l’absence de cages, elle ne dit rien sur la coupe du bec ou encore l’abattage au bout d’un an de ponte. Quand bien même quelques exploitations seraient idylliques pour les animaux qui y vivent, les problèmes du transport et de l’abattage demeurent.

Sans compter qu’à de rares exceptions près, élever des animaux pour les manger constitue un gaspillage de terres qu’on aurait pu employer à produire des végétaux pour l’alimentation humaine. Que l’on compte en terme de calories ou de protéines, la culture directe de végétaux est presque toujours supérieure à l’élevage en terme de rendements.

Cependant, il faut garder à l’esprit que réduire sa consommation de produits animaux et éviter ceux issus de l’élevage industriel reste une démarche positive, qui fait une réelle différence pour les animaux. Même si l’idéal est une alimentation 100% végétale, « l’omnivore consciencieux » fait bien mieux que le consommateur qui adopte le régime alimentaire standard.

Acheter local, commerce équitable ?

L’achat de denrées produites localement est souvent considéré comme la meilleure solution écologique et éthique. Sans tomber dans une critique excessive – il s’agit souvent d’une bonne solution – nos deux auteurs questionnent ce qui semble une évidence. Et comme bien souvent, la réalité est plus complexe : acheter des produits importés peut se révéler plus éthique et/ou écologique dans certaines situations. Voici deux exemples parmi d’autres.

Dans certaines régions du globe, la culture de certains fruits et légumes est bien moins énergivore en raison du climat. Importer ces produits est plus écologique que les produire localement dans des serres chauffées.

Les agriculteurs de certains pays pauvres sont très dépendants de leur activité professionnelle pour avoir accès aux soins médicaux et autres services de première nécessité. Il est vital pour eux de trouver des débouchés à l’exportation pour subvenir à leurs besoins. Sous réserve que les producteurs touchent une part suffisante du prix final, il est préférable d’acheter des produits importés dans certains cas. C’est particulièrement vrai pour les aliments certifiés commerce équitable, qui en plus garantissent des conditions de travail soutenables pour les ouvriers.

Véritable tour d’horizon du paysage alimentaire occidental, l’Éthique à table ne saurait se résumer en quelques lignes.

On y trouve une somme d’informations impressionnante, toujours étayée par des études ou des sources crédibles, qui nous pousse à une réflexion approfondie sur nos choix alimentaires. Plus que jamais, on peut conclure à la lecture de ce livre que “Manger, c’est voter trois fois par jour”.

Le livre L'éthique à table est édité chez L'Âge d'Homme.


Bannière Liberté ! Un poème de Victor Hugo pour les oiseaux

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Liberté !

De quel droit mettez-vous des oiseaux dans des cages ?

De quel droit ôtez-vous ces chanteurs aux bocages,
Aux sources, à l'aurore, à la nuée, aux vents ?
De quel droit volez-vous la vie à des vivants ?
Homme, crois-tu que Dieu, ce père, fasse naître
L'aile pour l'accrocher au clou de ta fenêtre ?
Ne peux-tu vivre heureux et content sans cela ?
Qu'est-ce qu'ils ont donc fait tous ces innocents-là
Pour être au bagne avec leur nid et leur femelle ?

 

oiseau en cage

Qui sait comment leur sort à notre sort se mêle ?
Qui sait si le verdier qu'on dérobe aux rameaux,
Qui sait si le malheur qu'on fait aux animaux
Et si la servitude inutile des bêtes
Ne se résolvent pas en Nérons sur nos têtes ?
Qui sait si le carcan ne sort pas des licous ?
Oh ! de nos actions qui sait les contre-coups,
Et quels noirs croisements ont au fond du mystère
Tant de choses qu'on fait en riant sur la terre ?
Quand vous cadenassez sous un réseau de fer
Tous ces buveurs d'azur faits pour s'enivrer d'air,
Tous ces nageurs charmants de la lumière bleue,
Chardonneret, pinson, moineau franc, hochequeue,
Croyez-vous que le bec sanglant des passereaux
Ne touche pas à l'homme en heurtant ces barreaux ?
Prenez garde à la sombre équité. Prenez garde !
Partout où pleure et crie un captif, Dieu regarde.
Ne comprenez-vous pas que vous êtes méchants ?
À tous ces enfermés donnez la clef des champs !
Aux champs les rossignols, aux champs les hirondelles !
Les âmes expieront tout ce qu'on fait aux ailes.
La balance invisible a deux plateaux obscurs.
Prenez garde aux cachots dont vous ornez vos murs !
Du treillage aux fils d'or naissent les noires grilles ;
La volière sinistre est mère des bastilles.

 

poule en cage

Respect aux doux passants des airs, des prés, des eaux !
Toute la liberté qu'on prend à des oiseaux
Le destin juste et dur la reprend à des hommes.
Nous avons des tyrans parce que nous en sommes.
Tu veux être libre, homme ? et de quel droit, ayant
Chez toi le détenu, ce témoin effrayant ?
Ce qu'on croit sans défense est défendu par l'ombre.
Toute l'immensité sur le pauvre oiseau sombre
Se penche, et te dévoue à l'expiation.
Je t'admire, oppresseur, criant : oppression !
Le sort te tient pendant que ta démence brave
Ce forçat qui sur toi jette une ombre d'esclave ;
Et la cage qui pend au seuil de ta maison
Vit, chante, et fait sortir de terre la prison.

- Victor Hugo (La Légende des siècles)

 


Bannière Manifestations d'éleveurs : des animaux morts jetés ou suspendus

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Un veau, un cochon et des canards morts, déposés par des éleveurs dans la permanence parlementaire d’une députée du Lot-et-Garonne.

Les corps de deux veaux déversés avec du fumier, une vache morte pendue à la façade du bureau d’un député de la Manche.

Des porcelets jetés avec des détritus sur une nationale des Côtes d’Armor.

 

La coordination rurale en veut vraiment au député Guénhaël Huet

Posté par La Manche Libre sur jeudi 4 février 2016

 

Ce sont quelques-uns des animaux, morts dans les élevages, que des éleveurs ont cru bon d’exhiber lors de leurs manifestations cette semaine. 

Les éleveurs souhaitent attirer l’attention sur leur condition. Sur la crise qu’ils traversent, sur un système dont ils s’estiment les premières victimes. Mais sur ces images d’autres victimes nous crèvent les yeux. Ces jeunes animaux déversés comme du lisier ne sont pas morts de vieillesse. Ils étaient trop faibles, malades, ou jugés pas assez rentables pour être soignés. Ils sont morts avant d’être tués à l’abattoir, condamnés dès le jour de leur naissance à n’être qu'une pièce de viande en devenir ou un déchet.

 

animaux morts dans le bureau de la députée Régine Poveda

photo : lerepublicain.net

 

L’élevage traverse une crise, et c'est aussi une crise de confiance. La société porte sur les animaux un regard qui évolue. Quand le monde de l’élevage s’en apercevra-t-il ?

Il existe d’autres façons de vivre de la terre. Il est urgent et nécessaire de se défaire du mépris pour les non-humains, et de se tourner vers une autre agriculture. En paix avec les animaux.

 
 

Bannière [VIDEO] Une biche joue avec les vagues... une merveille.

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Une biche sur la plage, jouant avec l'océan... 

Ces images ont été prises par le réalisateur Anthony Martin, sur une plage des Landes.

Nous n'ajoutons pas un mot et vous laissons profiter de ces instants de pur bonheur. Un bonheur que nous tous, êtres sensibles, sommes capables de ressentir.

 

ETRE VIVANT / La vie, il n'y a que ça de vrai :)

ETRE VIVANT / La vie, il n'y a que ça de vrai :)Une magnifique vidéo d'Anthony Martin : https://www.facebook.com/profile.php?id=100008072764366

Posté par GAIAKids - FR sur mardi 17 novembre 2015


Bannière  Poussins étouffés et broyés dans une vis sans fin: 30000 euros d’amende et 6 mois avec sursis requis

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Le jugement ne sera rendu que le 8 mars, mais à l’issue de l’audience qui s’est déroulée hier au Tribunal correctionnel de Brest, le substitut du procureur a requis une peine de 30 000 euros (dont 15 000 avec sursis) et 5000 euros d’amende pour le couvoir, ainsi que 6 mois avec sursis pour le président de l’établissement. Une audience à laquelle Tribunal aura consacré cinq heures, accordant une grande place aux débats. L214 était partie civile.

Les charges retenues contre le couvoir et son dirigeant concernent les mauvais traitements envers un animal placé sous sa garde (mais également d’autres infractions comme certains défauts d’agrément ou d’autorisation, ainsi qu'une gestion irrégulière de cadavres et déchets).

Ce procès fait suite à une vidéo et un témoignage, révélés par L214 en novembre 2014, montrant la tuerie routinière dans ce couvoir de milliers de poussins, jetés vivants dans une vis sans fin ou étouffés dans des sacs poubelle. Une mort cruelle réservée à tous les poussins non vendus (incubés en trop grand nombre), faibles, ou bien à tous les poussins mâles (dans le cas des poussins de races exploitées pour la ponte).

 

L’enquête judiciaire déclenchée par la vidéo et la plainte de L214 avait conduit la brigade nationale d’enquête vétérinaire et phytosanitaire à se pencher sur les pratiques de ce couvoir. Il en ressort qu’en plus d’étouffer une partie des poussins dans des sacs poubelle, le couvoir ne respectait pas non plus les obligations légales pour les autres poussins sacrifiés selon la méthode du broyage, entraînant selon la brigade “une souffrance animale certaine”.

Précisons que le broyage des poussins constitue une méthode autorisée par la réglementation - de fait, elle n’a pas fait l’objet de charges envers le couvoir dans ce procès. En général, il s’agit de deux rouleaux tournant côte à côte à grande vitesse, sur lesquels les poussins vivants sont déversés. Ils en ressortent compressés, et théoriquement, morts (une enquête de L214 sur un autre couvoir montre pourtant que des poussins écrasés remuent encore à la sortie de la machine). Cette pratique est commune à la plupart des couvoirs en France (le gazage au CO2 est aussi possible), quelle que soit la filière qu'ils approvisionnent : standard, label ou bio. Dans le couvoir breton incriminé, cette machine était souvent rangée et inutilisée. Les poussins vivants passaient donc directement à l’étape suivante : jetés dans un tuyau où tourne une vis sans fin, dans laquelle ils agonisaient longuement.

Les réquisitions du ministère public se montrent conformes aux exigences minimales de la réglementation - une réglementation bien loin de proscrire toutes les pratiques cruelles, mais qui pose tout de même quelques limites à ce qu’il est permis d’infliger aux animaux.

Depuis la révélationde ces images, l’entreprise a cessé son activité de couvoir, mais poursuit l’exploitation de plusieurs élevages enfermant plusieurs milliers des poules et coqs utilisés pour la reproduction.

Au delà d’une condamnation de l’établissement, L214 souhaite, par ce procès, faire la lumière sur la réalité de l’élevage en France. Quelles que soient les paroles rassurantes des filières, les labels en tout genre, les grandes marques ou les petits producteurs, il y a, derrière tout oeuf de consommation, derrière toute viande de poulet, un animal dont la vie a démarré dans l’horreur. Un animal qui a survécu là où tant d’autres ont perdu la vie. Un être sensible, doué d’émotions, destiné à finir prématurément sa vie à l’abattoir dans la même détresse qu’il l’a commencée.

Sommes-nous prêts à accorder une autre vie à tous les êtres sensibles ? Il est temps de changer.
 


Bannière [VIDÉO] L'amitié touchante d'un chaton et d'un porcelet sauvés de l'horreur

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Leur vidéo a été vue 3 millions de fois sur facebook. Laura et Marina s’aiment, se cajolent, s’endorment l’une contre l’autre. 

Elles reviennent de loin.

Laura est née dans l’univers sinistre une porcherie industrielle. Comme dans tous les élevages, sa queue et ses dents avaient été coupées sans anesthésie. Elle n’avait jamais tété sa mère autrement qu’à travers les barreaux d’une cage. Elle aurait été tuée dans un abattoir à quelques mois de vie.

Marina était une petite boule fragile et malade, tentant de survivre en pleine rue.

Leurs chemins ont croisé des personnes sensibles à leur détresse, qui les ont sorties de la misère pour donner à leur vie un autre départ.

Laura et Marina se sont trouvées au refuge Santuario Igualdad Interespecie, au Chili.

Laura et Marina jouent ensemble

Marina ne sera jamais traitée comme un jouet. Laura ne sera jamais traitée comme un morceau de viande.

Leur vie compte, leur vie leur appartient.

 

Laura et Marina dorment l'une contre l'autre

Marina et Laura s’endorment chaque soir l’une contre l’autre.

 

Laura et Marina grandissent... ensemble.

Les deux puces grandissent... ensemble. Longue et belle vie à vous deux, Laura et Marina!

 

Cette vidéo ne laisse aucun doute sur les sentiments qui unissent ces deux êtres :

Dos bebés dándonos una lección de amor <3La cerdita Laura fue salvada de terminar en el plato de alguien. Cuando tenía pocos días de vida, activistas la rescataron de un criadero cerdos y la trajeron al santuario para que pudiera tener una vida digna.Desde su llegada, Laura ha sido tratada con todo el cariño y el cuidado que una bebé merece, y ha formado una profunda amistad con la gatita Marina, demostrándonos con su ejemplo, que cuando se trata de relaciones de amistad y respeto, no importa la especie a la que se pertenezca :)

Posté par Santuario Igualdad Interespecie sur jeudi 28 janvier 2016

 

Si leur histoire vous a touché, n’hésitez pas à la partager. Mais le plus beau geste que vous pouvez faire, c’est de penser à toutes les Laura et Marina qu’un miracle pourrait sauver. N’en doutez pas, ce miracle c’est vous.

Adoptons en refuge, et apprenons à nous nourrir autrement.