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A Bordeaux ACTA a tenu une table d'information sur les conditions d'élevage et d'abattage des lapins le 18 octobre place St Projet.

Contacts pris pour militer, pétitions signées, discussions ! Il avait pas l'air de faire bien chaud !

N'hésitez pas à rejoindre ACTA !

Pour les contacter : acta.gironde (at) free.fr.


Le Gibet et la gibelotte - droit de réponse

  • Article du Jeudi 9 octobre 2008

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Madame, Monsieur,

En tant que président de l'association de protection animale L214*, je sollicite un droit de réponse suite à l'article intitulé "Le gibet et la gibelotte" publié dans votre édition du 4 octobre en page 14. Cet article vise explicitement notre association et plus particulièrement la campagne que nous menons contre l'élevage intensif des lapins.

- Les procédés rhétoriques utilisés pour discréditer notre travail sont absolument manipulateurs et déloyaux.

L'auteur de l'article tente de ridiculiser le mouvement pour le droit des animaux : "sous la pression d'un Front de libération des Clapiers"... "l'étape suivante sera l'ALL (Armée de libération des légumes)".
L'auteur croit savoir que notre travail prend ses sources dans le mouvement anglo-saxon. Ah tiens, voilà une ficelle, "en provenance de pays auxquels on doit la junk food, les sodas, l'ersatz de chocolat, l'obésité, la pasteurisation obligatoire, la vache folle et le binge drinking".
Marabout, bout de ficelle..., ce procédé est malhonnête, il dévoile l'intention première de l'auteur qui est de salir l'image de ceux qui ont eu probablement le malheur d'insuffler un sentiment de culpabilité au bout de sa fourchette. L'article ne contient aucun argument qui puisse justifier qu'il est absurde, voire fasciste de se soucier du sort des animaux d'élevage.

- L'auteur de l'article nous assimile à "des dictateurs... qui "dictent" ce qu'il faut manger au nom de préceptes religieux, moralisateurs ou hygiénistes." 

L214 est une association qui n'est ni religieuse ni hygiéniste, rien à répondre à ce sujet. Nous n'avons aucun mandat politique, aucune armée, ni croisé, ni moudjahidine, aucun pouvoir d'imposer quoi que ce soit à qui que ce soit... Par contre, nous avons effectivement l'ambition de questionner l'éthique et plus particulièrement les relations que notre société entretient avec les animaux d'élevage. La viande servie dans les assiettes, c'est de la chair, la chair d'un animal sensible qui la plupart du temps a vécu une vie misérable enfermé dans un bâtiment d'élevage intensif. En tant que consommateur citoyen, nous avons le pouvoir de refuser de manger le produit de la souffrance. Manger est un acte politique, ce n'est pas simplement une histoire de goût et de couleur.
Nous ne nous amusons pas à enquêter sur la filière cunicole française et nous ne montrons pas des images d'élevage intensif pour le plaisir de troubler la tranquillité de la viande. Nous informons et nous argumentons. Il se trouve qu'aujourd'hui en France, un éleveur de lapins professionnel est à 99% des cas à la tête d'un élevage intensif où sont entassés quelques 6000 lapins. Les animaux sont enfermés dans des cages sur un sol grillagé, source d'inconfort permanent et de blessures aux pattes. Chaque lapin dispose de la surface d'une feuille de papier A4 durant sa vie entière. Les cages sont dépourvues de tout aménagement. Il est impossible aux lapins de se dresser, bondir, fouiner, se cacher... Les femelles reproductrices vivent isolées les unes des autres et sont inséminées 10 jours après chaque mise bas. Elles souffrent de lésions aux pattes et de déformation du squelette. Environ un tiers des mères meurent chaque année dans l'élevage. Les lapereaux les plus petits, malades et ceux en surnombre sont assommés sur le bord de la caisse où ils agoniseront au milieu des morts-nés, pas de chance, de telles pratiques ont pu être filmées dans un centre de sélection censé être à la pointe de la zootechnie cunicole. La nourriture des lapins est supplémentée en vitamines, minéraux, antibiotiques et autres médicaments. Pourtant, un quart des lapins meurent avant d'atteindre l'âge où ils sont abattus. C'est pour cette raison et bien d'autres encore que nous informons les consommateurs pour qu'ils puissent décider en leur âme et conscience de continuer ou non à manger de la viande de lapins provenant de ces élevages.

Pour conclure, je vais me contenter de reprendre les propos de Jean-Baptiste Jeangène-Vilmer, juriste et philosophe :
"La véritable question est celle du débat public, de la discussion qui n'a pas lieu dans une France muselée par les intérêts de quelques-uns et qui accepte sans broncher les sophismes de ceux qui pensent avec leur ventre." (sa chronique dans L'Express du 15 décembre 2005).

Recevez, Madame, Monsieur, mes cordiales salutations.

Antoine Comiti, président de l'association L214

Notre dossier sur l'élevage cunicole

* Le nom de l'association est tiré d'un article du code rural, l'article L214 qui reconnaît le caractère sensible des animaux, c'est à dire leur capacité à ressentir le plaisir et la souffrance.


Le Canard Enchaîné: "animal on a mal"

  • Article du Jeudi 2 octobre 2008

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Le célèbre hebdomadaire publie un article à propos du livre "Mauvaises nouvelles de la chair" de Marie Rouanet

<<elle s'est intéressée au sort des bêtes d'élevage, qu'elle est allée visiter, avec mille ruses, et montrant fausse patte blanche, ces lieux interdits « à toute personne étrangère au service » que sont les hangars à poulets de chair ou à poules pondeuses, les nurseries à cochons, ou assister à ces spectacles cachés que sont la branlette du dindon reproducteur et le tri des canetons par broyeuse... De ce voyage au pays de la chair industrielle est elle revenue effarée (...)

Ce sont des vies par millions qui ne sont pas des vies, porcs équeutés, édentés, châtrés, entassés, volailles encasernées : « Ils ne sont pas malheureux, dit la fermière aux yeux doux, ils n'ont jamais connu autre chose. » C'est bien ça, le problème...>>



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Depuis deux ans, GAIA a déjà demandé plusieurs fois à Match de suivre le bon exemple de Makro, Colruyt, Delhaize, Lidl, Aldi et Carrefour, en vain. L'association s'y est donc prise d'une autre manière pour inciter l'enseigne à remplacer les oeufs de poules en cage par des oeufs de poules élevées au sol : par un spot radio ludique qui lance un appel aux clients de Match.
Les régies publicitaires affirment que l'on donne l'impression que seul cet enseigne vend encore des oeufs de batterie, d'autres ne veulent pas déplaire à leur client Match ou encore invoquent la loi sur les pratiques commerciales.

Aux Pays-Bas, des spots radio similaires avaient été diffusés sans problème, et avaient incité les supermarchés à rejeter les oeufs de batterie.

Dans une cage (même dite ‘enrichie') une poule se sent mal: elle ne peut pas se comporter de manière naturelle. Fouiller le sol, faire un nid ou prendre un bain de poussière sont impossibles - et quasi impossibles dans le cas de la cage enrichie. La poule est enfermée pendant 13 mois dans un espace d'une surface plus petite que celle d'une feuille A4.

En France, nous avons eu affaire en Juillet dernier à une cas similaire: la filière cunicole à voulu censurer notre campagne lapin.
Heureusement, celle ci à été déboutée de ses demandes.

Version autorisée aux pays Bas : Boycottez les œufs chez Match
Version autorisée en Belgique : Boycottez les œufs chez Biiip
Version autorisée en France : Biiip les œufs Biiip !!!